Breizh-info revient sur la soirée présidentielle du second tour

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Article de Breizh-info du 9 mai 2017

Le dimanche 7 mai au soir, une trentaine de militants du Front national de la Loire-Atlantique était réunie à la permanence orvaltaise pour suivre la soirée électorale. Si les sourires étaient de mise, l’espoir de voir Marine Le Pen gagner la présidentielle était très léger. Il faut dire que les premières estimations, accessibles sur certains sites Internet étrangers, plaçait Marine Le Pen très loin derrière Emmanuel Macron.

Trente minutes avant les résultats de la présidentielle, entre espoir et résignation

Amaury, chargé de communication du Front national de la Loire-Atlantique, est quelque peu résigné : « C’est joué. J’ai consulté les réseaux sociaux et a priori, Emmanuel Macron est devant. Même si la victoire était difficilement atteignable, il a manqué un peu d’enthousiasme dans la dernière ligne droite de l’entre-deux-tours. La première semaine de l’entre-deux-tours avait pourtant été très bonne, mais cela s’est un peu enrayé. »

Christine, militante, est plus optimiste : « J’ai un espoir de bon score jusqu’au bout. » À ses côtés, Guylène, élue à Sautron, abonde : « Moi aussi j’espère un bon score, on a beaucoup milité pour la victoire, c’est une campagne présidentielle qui ne m’a pas déçue. »

Le débat, un tournant de la présidentielle

Amaury le reconnaît : « Cela a joué, certains attendaient sans doute un peu mieux de Marine. Je pense qu’on est beaucoup à être d’accord sur le fait que Marine a plus été dans l’attaque que dans la proposition. Les gens reconnaissent ses qualités mais ils l’attendaient plus apaisée. »

Guylène admet elle aussi un couac : « Après le débat, je n’étais pas dérangée, mais j’ai senti qu’il y avait des interrogations sur la stratégie. »

Une victoire idéologique du Front national ?

Cinq minutes avant les résultats, la tension monte. Les soutiens de Marine Le Pen savent que la partie est perdue mais gardent malgré tout la tête haute.

Éléonore Revel, candidate aux législatives, évoque la victoire dans la défaite : « À partir de 38 %, ce serait une victoire pour le Front national. Mais, de toute manière, la campagne était déjà une victoire car nous avons bien lutté contre le Système. Et nous avons déjà remporté une victoire idéologique, car nos thèmes ont été repris par tous les médias. Emmanuel Macron va être une mauvaise chose pour la France. Le Front national sera la seule force d’opposition. »

Ambroise Savatier, secrétaire général du groupe Front national au conseil régional, est résigné : « On peut encore espérer, mais je crains hélas que Monsieur Macron soit élu président de la République. C’est regrettable pour la France. Maintenant, le but, c’est la cohabitation. Pour la première fois, le Front national est capable d’être la première force d’opposition à la gauche et au mondialisme. Une partie de l’électorat LR peut tout à fait voter pour nous face à l’explosion des Républicains. »

« C’est une victoire qui déshonore son vainqueur. »

Guylène reste positive : « Je ne suis pas déçue. Je m’y attendais inconsciemment après l’entre-deux-tours. La campagne a été réussie, c’est réconfortant. Nous avons porté Marine au mieux. Elle a été au second tour, c’est déjà exceptionnel ! »

Pour Ambroise, la déception est plus visible : « Ça y est, on a notre clone de Trudeau à l’Élysée… » lance-t-il à la vue des résultats. « Je suis très déçu, car Emmanuel Macron, c’est un Hollande bis avec une augmentation de la casse sociale et de la submersion migratoire. Cependant, c’est un résultat historique pour le Front national, et nos idées progressent dans la société. »

Et le jeune militant patriote de conclure : « C’est une victoire qui déshonore son vainqueur. Emmanuel Macron a été élu avec des voix d’électeurs qui l’ont combattu au premier tour. C’est un président par défaut. »

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