Chantiers navals de Saint-Nazaire : l’hypocrisie, et le renoncement

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Communiqué de presse de Gauthier Bouchet, candidat du Front national (FN) à l’élection législative dans la huitième circonscription de la Loire-Atlantique

Alors que les négociations ne semblaient pas réellement avancer entre Fincantieri et le Ministère de l’économie, concernant l’avenir des chantiers navals de Saint-Nazaire, l’État français a soudainement avancé, ces derniers jours, la possibilité d’une nationalisation temporaire. Défendant cette position sans discontinuer depuis 2013, le Front national (FN) ne pouvait que s’en féliciter. Mais finalement, quelle déception !

Nous sommes déçus de l’hypocrisie des uns, femmes et hommes de gauche, qui, soudainement, au cœur d’une campagne électorale, trouvent tant de vertus à une nationalisation ne serait-ce que transitoire des Chantiers. Ainsi, Laurianne Deniaud, candidate socialiste à l’élection législative, reprenant le mot d’ordre de son mentor, Benoît Hamon, s’est plu à défendre cette nationalisation, dont elle n’avait jamais demandé l’application, ces dernières années. Logiquement, le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, l’a d’ailleurs suivi.

Nous sommes déçus du renoncement des autres, têtes « pensantes » d’un gouvernement à la dérive, où l’industrie n’est même plus un ministère, mais un simple secrétariat d’État. On devait voir ce qu’on allait voir : une nationalisation temporaire et partielle des chantiers navals de Saint-Nazaire. Et puis l’on a vu : le lâche renoncement d’un État qui restera bien au tiers du capital, acceptant que l’Italien Fincantieri — flanqué d’un autre investisseur italien, la Fundazione CR Trieste — en accapare le reste, au détriment des intérêts industriels français et de l’emploi local.

Cette gauche de l’hypocrisie et du renoncement expose Saint-Nazaire et sa région au pire. Car, que se passera-t-il maintenant, que des groupes italiens prennent une part majoritaire dans l’actionnariat des Chantiers ? La réponse est simple : délocalisations, augmentation du détachement des travailleurs, chômage pour les ouvriers et dans la sous-traitance. Tant de gâchis !

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