CM St.-Nazaire : interventions du 19.12

Interventions de Stéphanie Sutter et Gauthier Bouchet en séance du conseil municipal de Saint-Nazaire, vendredi 19 décembre 2014

Délibération n° 2 Stratégie urbaine – Centre-ville – Délibération-cadre

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Nous vous remercions pour cette analyse, qui nous semble assez juste sur les constats.

Nous avons lu avec grande attention les intentions de votre majorité pour tenter de remédier à cette situation complexe.

Ce sont de belles orientations, mais elles sont compromises par deux points :

  • le premier, et vous l’avez souligné dans ce descriptif, c’est la poursuite du développement des zones d’activités, que ce soit Trignac, au niveau de Saint-Brevin, de L’Immaculée, ou même au Géant d’Océanis. Celles-ci capteront de fait, une clientèle qui ne viendra pas dans le centre-ville ;
  • Le deuxième point, c’est la diminution du pouvoir d’achat : 1500 euros de baisse en cinq ans, soit 300 euros par an. Baisse des salaires et augmentation du chômage sont des réalités. Donc, aussi attractif que puisse devenir notre centre-ville, cela ne résoudra pas pour autant le fait que nos concitoyens ne pourrons pas dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas. Actuellement, il y a beaucoup de badauds, mais peu d’achats.

Ces points de vue étant posés, nous voterons pour cette délibération, en raison de ses orientations ambitieuses.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n°5 Centre-ville – 53 rue Jean Jaurès – Cinéma Le France – Acquisition d’un lot de copropriété à usage de cinéma – Signature de l’acte authentique – SARL ASA, vendeuse

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Nous sommes plutôt ravis que la ville de Saint-Nazaire achète l’ancien cinéma Le France, et par là même, souhaite préserver un lieu historique de notre ville.

Nous avons discuté de ce point en commission Développement durable et urbanisme. Lorsque nous avons demandé le prix exact d’acquisition, madame Deniaud nous a répondu, de manière catégorique : « Je connais le prix exact de la transaction, mais je ne vous le dirai pas. »

Pourquoi un tel mystère autour de cet achat alors que nous avons eu, jusqu’à présent, les coûts réels d’acquisition sur d’autres transactions ? Par conséquent, nous nous abstiendrons sur cette délibération.

Je vous remercie.

Délibération n°9 SPL STRAN – Rapport d’activité pour l’année 2013 – Communication

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

M. Le Maire, mes chers collègues,

Nous nous interrogeons, en fait, sur la tarification de la STRAN. En effet, trois prix sont pratiqués : 1 euro 10 pour un carnet de dix tickets, 1 euro 40 dans les automates, et 1 euro 80 dans le bus.

Outre le prix exorbitant pratiqué dans le bus – 1 euro 80, c’est quand même plus cher qu’à Rennes, Paris, Nantes, pour un ticket qui vaut une heure, donc, déjà, ce serait peut-être intéressant de revoir cela – ne serait-il pas plus intéressant de mettre le ticket à 1 euro 10 dans les automates, et 1 euro 40 dans les bus ?

Je vous remercie pour votre attention.

Délibération n°36 Renouvellement de la convention adultes-relais – Convention entre l’État et la collectivité pour l’emploi de deux agents dédiés à la mission tranquillité publique – Autorisation de signature

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Permettez-nous, fidèles au texte de cette délibération, « d’achever dans les meilleures conditions possibles l’expérimentation en cours », celle des adultes-relais, médiateurs de notre tranquillité publique. Remercions ces adultes, qui n’inspirent que la sympathie voire la curiosité, mais pas le respect, pas la sécurité. Achevons effectivement l’expérience. Et reprenons en mains cette tranquillité publique qui signifie aussi et avant tout, « la sécurité des Nazairiens », première de leurs libertés.

C’est une liberté que certains Nazairiens aimeraient ne serait-ce que toucher du doigt en 2014. Nos réunions militantes se font souvent l’écho de très désagréables expériences. Tel Nazairien ne se sent pas complètement chez lui à Saint-Nazaire, lui suggère-t-on, pas en lui murmurant à l’oreille, mais en l’insultant. Tel ou tel trafic étrange et stupéfiant indigne et stupéfie à juste titre, en bas de nos immeubles. Tel habitant de Saint-Nazaire voit sa boîte aux lettres défoncée, ses pneus crevés, son espace de vie dégradé, etc. Et cela n’est encore malgré tout que l’écume des choses. De réguliers braquages, du Carrefour city de Penhoët au Leader Price d’Océanis, du bar Le Nerre au McDonald’s, d’une supérette de la Bouletterie à une autre à Kerlédé : tout cela nous aura rappelé cette année qu’il peut toujours y avoir pire.

Mais, la vie d’un Nazairien n’étant pas prise à sa juste mesure, vous persistez dans l’emploi des adultes-relais, bouclier indestructible contre la délinquance, son escalade de violences et ses formes nouvelles. Quand je parle de « formes nouvelles », je peux par exemple mentionner ce jeune braqueur de 17 ans, à Kerlédé, en février dernier. Inversement, vous ne vous pressez pas de mettre en place dans notre commune une vidéo-surveillance que notre groupe juge, pour sa part, indispensable et a d’ailleurs proposé dans son programme municipal. Vous ne semblez qu’effleurer son installation à la gare, mais réfléchissez en revanche à un « comité de pilotage ». Donc, à défaut de vraies caméras, nous aurons effectivement un vrai comité, pour une fausse dissuasion. La police nazairienne, elle, ne vous suit pas, en se déclarant « pour la vidéo dans les lieux ciblés », c’est-à-dire, en filigrane, nos commerces, le 6 novembre dernier, selon L’Écho de la presqu’île. Le directeur de la STRAN a également mentionné tout à l’heure les cinquante-quatre incivilités recensées dans le réseau en 2014, en vantant la vidéo-protection embarquée. Il y a des questions à se poser…

Vous dénoncerez sans doute ces propos, peut-être par adjoints interposés d’ailleurs. Nous croyons deviner la réaction de cette majorité si naïve sur les questions de sécurité qu’elle les englobait dans son programme municipal sous le vocable gentillet du « contrat de tranquillité publique ». Nous imaginons votre réaction : « Le projet du Front national, c’est une ville sécuritaire. » Non. Le projet du Front national, c’est une ville sécure. C’est une sécurité minimale qui représente la condition première d’un vrai vivre-ensemble (pour reprendre un terme de gauche), donc la garantie de liens sociaux réellement préservés. Cette sécurité, en l’état, n’existe pas. Notre groupe, en conséquence, votera contre la délibération n° 36.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

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