CM St.-Nazaire : interventions du 30.01

Interventions de Jean-Claude Blanchard, Stéphanie Sutter et Gauthier Bouchet en séance du conseil municipal de Saint-Nazaire, vendredi 30 janvier 2015

Intervention préalable

Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

Merci monsieur le maire.

Vous nous parlez de forces extrémistes qui s’opposent au vivre-ensemble. Nous allons, en effet, parler d’extrémistes.

Face à l’extrémisme socialiste : « Unité et Résistance ! ». Harlem Désir — vous savez, le repris de justice qui nous fait en permanence la leçon de la gauche morale — et ses camarades du PS étaient réunis pour un colloque intitulé sobrement « La République contre les extrémismes ». Bien sûr, spontanément, vous penseriez que les extrémistes qui menacent la France, ce sont ces milliers de salafistes armés, prêts à passer à l’action dans nos banlieues, ou les fous-furieux ultra-libéraux qui président aux destinées économiques et fiscales de ce pays. Mais non ! Vous n’y êtes pas ! Les extrémistes menaçants, ce sont ces Français honnêtes et pacifiques, qui n’en peuvent plus d’être matraqués par le fisc, insultés par les voyous, détroussés par les délinquants, comme par ce gouvernement, sans jamais être protégé par la police, ou la justice. Les extrémistes contre lesquels veut lutter le PS ce sont, chers amis, vous et moi.

Voilà ce que l’on pouvait lire sur le site du PS, ces derniers mois : « Nous avons vu émerger un bloc ultra-réactionnaire et antirépublicain. » Cela vous avait échappé ? À moi aussi, je dois reconnaître… Mais tout s’éclaire quand nous lisons la suite : « Il s’agira également de lancer la bataille contre l’extrême droite et la droite extrémisée, qui ruinent notre pacte républicain. Alors que l’extrême droite s’attaque aux valeurs de la République — Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité — et qu’une partie de la droite cède aux sirènes du Front national, l’heure de la riposte déterminée a sonné. »

Respirez, bonnes gens ! En fait, il ne s’agit pas de la République en danger, dans les plus belles heures de la Terreur, mais seulement d’anticiper les prochaines défaites électorales du PS, à commencer par celle du 1er février dans le Doubs, en dénonçant l’UMP et le FN. C’est vrai que c’est plus facile que de réduire le chômage… Je passe sur le fait que ces braves gens qui luttent courageusement qui luttent contre un extrémisme fantomatique sont aussi les fanatiques qui s’attaquent à toutes les libertés, appartiennent à une nomenklatura abusant de façon éhontée de ses privilèges, dénoncent tout rapprochement avec les préoccupations populaires — comme populistes — et livrent la France à l’islam radical. Ils ne sont peut-être pas les mieux placés pour défendre cette nouvelle devise, « Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité ».

Oh, certes, la presse bien-pensante estime, comme ces bonimenteurs, que les extrémistes sont chez nous, et non chez les amis de monsieur Désir. Mais deux exemples suffiront à montrer à quel point ces derniers sont des fanatiques :

• Voici quelques mois à peine, ils voulaient soutenir militairement les djihadiste d’Al-Qaïda, en Syrie.
• Dernièrement, ils ont repris très sérieusement à leur compte l’idée absurde de taxer les revenus fictifs que constituent les loyers non payés des propriétaires, ce qui revient à dire que tout appartient à l’État.

Mais c’est nous, bien sûr, qui sommes un danger pour la paix sociale. Tout ceci est tellement grotesque que l’on pourrait en rire. Mais il faut aussi se préparer au pire. Les socialistes au pouvoir n’espèrent qu’une chose : partir dans une surenchère verbale de dénonciation des Français honnêtes, pour masquer la réalité, et étouffer la colère qui gronde. Et pour se maintenir au pouvoir, il y a fort à craindre qu’ils passent de la surenchère verbale à la guerre civile.

En politique, les mots, même les plus absurdes, ont des conséquences. Dans un premier temps, je ne serai pas surpris si avant les [élections] départementales ou les régionales, nous assistions à une grosse provocation auprès de laquelle l’affaire Méric ou l’affaire de Carpentras feront figure d’aimables scénettes pour écoliers.

Il n’y a pas plus d’extrémistes ultra-réactionnaires que d’arlésienne. Et face à l’extrémisme socialiste, il est urgent que toutes les forces antisocialistes s’allient, et préparent la résistance.

Délibération n° 2

Conseil municipal — Règlement intérieur — Modification — Approbation

Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Nous ne sommes pas dupes du but inavoué de cette délibération. S’agit-il réellement d’améliorer le fonctionnement des séances de cette assemblée ? Nous aimerions le croire… et pourtant.
Ce que nous pensons, en réalité, c’est que cette délibération est faite sur mesure pour — ou plutôt contre ! — les élus Saint-Nazaire Bleu Marine. C’est du cousu main, avec quand même de grosses ficelles. À titre personnel, puisque je suis dans ce conseil le seul, régulièrement à poser les « questions qui fâchent » en début de séance sur l’actualité nazairienne, je sais à quoi m’en tenir concernant la sincérité de votre démarche.

D’un côté, il a été souvent reproché aux élus de notre groupe, ces huit derniers mois, d’évoquer des sujets « trop nationaux », entre guillemets, et parfois « trop politiques »… C’est un comble ! D’un autre côté, vous ne cessez de débattre du programme et des réalisations politiques nationales du FN, de ses candidats et élus, dans des interventions toujours plus politisées, contre une extrême droite toujours plus fantasmée. Dites-le vous bien : depuis l’an dernier, j’ai plus entendu parler du sénateur-maire FN David Rachline dans cette pièce, dans vos propos, que dans les réunions du Front national de Loire-Atlantique. Je parle de vous, et de vos élus.

Vous permettre de parler sans limites des sujets qui n’intéressent pas toujours le peuple, nous empêche d’évoquer devant lui ceux qui l’intéressent. De plus, vous changez comme le vent… En terme d’expression des élus, vous aviez avancé en fin d’année dernière votre bonne volonté concernant la mise en page des tribunes de chaque groupe. Plus intelligente que monsieur Le Merrer dans cette affaire, votre majorité avait préconisé à raison une égalité stricte des groupes d’opposition. Aujourd’hui pourtant, vous versez dans une censure qui ne dit pas son nom !

Monsieur le maire, après avoir quasiment demandé l’autorisation pour l’usage de la question préalable, devoir vous les adresser plusieurs jours à l’avance afin que vous puissiez avoir tout loisir d’y répondre dans de longs discours (pas du tout spontanés au passage) questionne sur votre conception de la liberté d’expression et de débat.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 5

Débat d’orientation budgétaire (DOB)

Gauthier Bouchet

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Dans la présentation qui est faite de cette délibération relative au débat d’orientation budgétaire, il me semble que vous prenez un luxe de précautions dans les mots employés. Et l’on pouvait s’y attendre… Car vous êtes bien en peine d’assumer devant les Nazairiens les conséquences de la politique économique de socialistes plus hauts que vous, le président Hollande en tête. Votre France est bien belle. Et votre parti, comme votre président, resteront dans l’Histoire comme ayant poussé la dette à 2000 milliards d’euros… entre autres échecs.

Cette réalité économique fait peur à voir. Et nous vous savons attaché à ce que la politique nationale reste le plus possible aux portes de cette salle. Mais lorsque ses dysfonctionnements percent jusqu’au niveau local et menacent la santé économique de Saint-Nazaire, vous êtes tout de même bien obligé d’en toucher deux mots à la population.

Alors, une fois encore, le socialisme tient ses promesses. Certaines réalités difficiles à assumer dans leur laideur sont embellies. Les succès, les plus minimes soient-ils, eux, deviennent phénoménaux ! Et ce tour de passe-passe commence dès la première ligne du premier paragraphe de cette délibération, avec les « signes fragiles d’embellie pour les économies européenne et française ». Sans commentaire, parce que, si au sein de l’Union européenne, les signes de reprise étaient si évidents, si les politiques d’austérité budgétaire refluaient, croyez-vous par exemple que la Grèce se serait si facilement donnée à un parti comme Syriza, dimanche dernier ? Quoi que l’on pense de la sincérité de cette formation, et de ce choix des Grecs, de ce choix souverain, il illustre plus qu’un décalage avec les discours officiels « d’embellies »… Et il est également la conséquence d’une volonté commune des membres de l’UE de dire « Merde ! » aux politiques néo-libérales, qui sont aussi, dans le cas français, des politiques antirépublicaines. Puisque vous nous faisiez l’accusation de ne pas être républicains, nous vous renvoyons la balle.

Mais revenons à Saint-Nazaire. Là aussi, c’est l’embellie revendiquée, en tout cas la « stabilité », la « solidité », la « visibilité » et autres balivernes de la novlangue fraternelle et inventive. Vous vous congratulez de cette industrie nazairienne qui résiste, et qui d’ailleurs est pour nous plus qu’un « secteur ». C’est un peu plus que cela. C’est l’élément moteur de notre ville, une part éminente de son identité. Et cependant, que n’avez-vous pas fait, ou laissé faire, contre cette même industrie en 2014 ? Le fiasco de la construction des deux BPC Mistral non livrés n’est certes pas de votre ressort. Mais il est cependant du ressort de ce gouvernement que vous soutenez. Et les conséquences sur l’emploi local, des conséquences que vous avez toujours niées, portent également de fait votre coresponsabilité. Au reste, notre position sur la vente des Mistral est connue de tous. Pas besoin d’y revenir… sauf à vouloir être démagogues. Nous rappelons seulement votre attentisme, le manque de combattivité qui vous caractérisait, en septembre dernier, quand le président Hollande annonçait la suspension de la livraison des BPC, sur fond d’ailleurs d’ordres de l’OTAN, c’est un petit peu surprenant. Que disiez-vous alors ? Les politiciens ont la mémoire courte. Les Nazairiens, qui vomissent ces mêmes politiciens, ont eux très bonne mémoire. Et que se rappellent-ils ? Ils ont en souvenir que vous aviez eu le président au téléphone la veille. Et le combiné fraîchement reposé, vos mots à la presse nationale étaient sans équivoque : « Je dois vous dire ma satisfaction. » Donc acte !

Nous devons, pour notre part, vous dire notre insatisfaction. La voix du président vous a rassuré. Dans le même temps, vous ne prenez pas les Nazairiens au bout du fil… Et ceux-ci vous glissent dans le répondeur toutes leurs doléances concernant cette politique industrielle de gribouille. Ce désastre, vous en êtes le complice, comme votre prédécesseur Joël Batteux l’était en 2013. Et les Nazairiens vous rappellent la santé industrielle « éclatante » des chantiers Baudet, de STX, de Gad, la Société de montage hydraulique, etc. Que de contre-exemples par rapport à ce discours de l’ « industrie résistante » !

Vous pourrez répondre ce qu’il vous plaira à ces accusations, certes frontales. Mais nous ne croyons vraiment pas que la démagogie soit de notre côté. Les récentes déclarations de Christophe Clergeau, qui est un petit peu votre clone politique – en un peu plus grand, quand même – sur l’autoroute de la Mer Montoir-Gijón, prouvent en revanche que tout est bon, côté PS, pour minimiser ses échecs économiques et aller à la pêche aux voix : aux voix les plus crédules. En septembre dernier, l’autoroute de la Mer était fermée du jour au lendemain, faute d’une rentabilité suffisante, nous disait-on. Mais mi-janvier, il y a quelques jours, monsieur Clergeau, en course pour la présidence du conseil régional, affirmait toutefois que « La Région prendra une part active pour garantir sa pérennité ». Nous ne cherchons même plus à comprendre !

Quant à cette « nouvelle ère pour les collectivités locales » dont vous vous faites l’écho, vous ne croyez pas si bien dire. Ce sera avant tout celle des vaches maigres pour nos communes, et des conseils généraux changés, déjà, symboliquement dans leurs noms, mais surtout, sabordés dans leurs compétences. Vous ne manquez pas d’ailleurs de souligner la « complémentarité de Saint-Nazaire avec la métropole nantaise », Nantes métropole et la déesse Johanna auxquels le gouvernement a donné le 1er janvier dernier l’onction de la loi MAPTAM.

Parmi les phases de cette « nouvelle ère », que dire de l’irresponsable et si peu solidaire Pacte de responsabilité et de solidarité, et ses 50 milliards d’euros d’économies revendiquées ? La commune de Saint-Nazaire va découvrir comme toutes les autres la nécessité de se gérer comme une entreprise rentable, alors qu’elle a le malheur de n’être qu’une ville faite de femmes et d’hommes… qui pour être ses citoyens, n’en sont pas pour autant ses actionnaires ! Conséquence du Pacte, la mise en œuvre de la stratégie de l’État vis-à-vis des collectivités conduit désormais à une baisse massive de la dotation globale de fonctionnement (vous disions – 2 millions d’euros en 2015, tout à l’heure). Mais, puisque ce gouvernement n’est pas à une incohérence près, par exemple, l’installation précoce à Saint-Nazaire (dès septembre 2013), de la réforme des rythmes scolaires, a entraîné des dépenses qui pèsent depuis aussi bien sur les charges à caractère général que sur celles du personnel. Donc, d’un côté, il s’agit de faire des dépenses inutiles, pour une réforme d’ailleurs contestable. Mais de l’autre, votre gouvernement de cœur vous implore de faire de rigoureuses économies.

Vos explications certes précises, monsieur Arnout sur le Pacte de responsabilité et la baisse de la DGF étant exposées, les Nazairiens, qui symboliquement, c’est consternant, prennent parfois la minuscule dans ce texte — donc cela, il faudra demander à vos services de le corriger — sauront se souvenir de votre passivité, au moins dans le verbe, face à ce gouvernement austéritaire. Vous n’êtes, bien sûr, pas directement comptable de ce régime draconien, qui tient des choix de l’exécutif, imposés par l’État à nos trente-six mille communes. Mais nous affirmons encore une fois votre coresponsabilité, par vos votes, votre solidarité, vos soutiens, votre parti d’appartenance, votre socialisme dévoyé, ce président que vous avez contribué à faire élire, en avril 2012, et dont vous vous revendiquez, qui n’est plus le président d’une république, et véritablement celui d’une oligarchie.

Les indicateurs des véritables embellies, quant à eux, sont rares, même s’ils mettent du baume au cœur : une population nazairienne qui franchit symboliquement les 70000 habitants, pour la première fois de son Histoire, cette analyse lucide concernant « l’industrie aéronautique qui poursuit son développement », effectivement, avec le décollage réussi il y a quelques semaines de Stelia Aerospace, et puis le rappel des dispositions intelligentes de votre stratégie urbaine pour notre centre-ville, que nous votions l’unanimité le 19 décembre dernier. Mais c’est un peu court, dans une ville comme Saint-Nazaire, qui a aussi besoin aussi, aux côtés des libertés et de la démocratie, qui sont des mots que vous évoquez beaucoup, de sa part d’Histoire, avec les moyens humains, financiers, peut-être spirituels, pour la réaliser.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie pour votre attention.

Délibération n° 6

Finances — Instauration de la taxe annuelle sur les logements meublés non affectés à l’habitation principale — Approbation

Stéphanie Sutter

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, mes chers collègues.

Je vais rejoindre mes collègues. On notera tout d’abord que cette surtaxe s’appliquant aux résidences secondaires a été annoncée sans la moindre concertation préalable, alors que ce seront les maires qui la mettront en œuvre. C’est, à notre sens, risquer de mal faire les choses.

Elle devrait rapporter 150 millions d’euros aux communes où elle est appliquée. Vous annoncez la somme de 250000 euros pour Saint-Nazaire. Elle ne sera donc d’aucun secours pour les finances françaises. Elle se contentera de causer de nouveaux désagréments, attisant la grogne anti-fiscaliste… notamment dans les urnes !

Cette taxe n’est pas utile. Et ce n’est pas l’ « extrême droite nazairienne » qui le dit, ou qui que ce soit, ou autre chose. C’est monsieur Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France, qui dit : « Ce projet gouvernemental est totalement inacceptable. »

Il est intéressant, au passage, de s’attarder quelques instants sur l’introduction de cette délibération, relativement au « projet de loi de finances rectificative pour 2014 ». Mais « rectificative » de quoi ? Eh bien, ici, il est question de « rectifier » les prétentions du peuple de France à sa souveraineté. Dans le cas présent, c’est l’Union européenne qui se charge de rectifier le projet de budget de notre propre pays, surtaxer nos résidences secondaires n’étant qu’une rustine comme une autre. La France n’a pas rendu une bonne copie. Le maître lui tape donc sur les doigts avec sa règle. Mais, même après ce type de mesures « rectificatives », la France n’est pas à l’abri d’un rejet de son budget par la Commission européenne, et d’humiliantes sanctions. Elle n’est pas la plus grande Nation. Elle est le Petit écolier, croqué goulument par l’UE.

La France a perdu ses deux dernières années sa souveraineté budgétaire dans le cadre du TSCG. Ce n’est pas un coup de malchance. Il n’y a aucun hasard. C’est la volonté consciente de François Hollande, officiellement « ennemi de la finance » le temps de sa campagne présidentielle. Trois ans plus tard, l’ennemi financier est entré dans les plus grands ministères : Économie, Industrie… et Finances, bien sûr. Qui pourra comprendre ? Nous, honnêtement, [renonçons] pour notre part à le faire.

Je me suis un peu éloigné, mais pour mieux me rapprocher de notre ville, Saint-Nazaire. Monsieur le maire, vous ne tenez pas vos engagements concernant la non-augmentation des impôts locaux. Certes, non parlons de résidences secondaires, donc des personnes que vous considérez comme non-nazairiennes. Mais peut-être sont-ce des biens de familles. Et quid de la volonté du développement touristique de notre ville en regard de notre patrimoine immobilier, qui se porte extrêmement mal à Saint-Nazaire ? Donc, sitôt la loi votée, vous vous empressez de la mettre en application, alors que rien ne vous y oblige. Ce n’est pas une décision sous la contrainte que vous soutenez aujourd’hui, mais bien un choix politique, qui va à l’encontre de votre promesse : ne pas augmenter les impôts.

Monsieur le maire, mes chers collègues, je vous remercie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *