Infolettre du mois des conseillers régionaux FN (Loire-Atlantique, avril 2018)

800-440px-CRPdL2

Communication du groupe Front national au conseil régional des Pays de la Loire


Commission permanente du conseil régional du 19 avril 2018

Finances, ressources humaines, affaires générales, coopération interrégionale, affaires européennes et coopération internationale

Concernant les actions européennes, que nous considérons comme une propagande déguisée destinée à promouvoir une Europe « supranationale », nous nous sommes abstenus. La raison pour laquelle nous n’avons pas voter contre tient au fait que, dans le même rapport, un peu comme les produits financiers « titrisés », on nous glisse des actions que nous pourrions accepter, voire encourager, comme celles qui découlent du programme d’échanges appelé Erasmus, et d’autres que nous n’approuvons pas.

Pour les voyages à l’étranger effectués par certains de nos collègues de la majorité, nous demeurons perplexes quant à l’intérêt qu’ils présentent, d’autant que, dans beaucoup de cas, aucun rapport de mission ne nous est communiqué, ce qui justifie notre abstention quasi constante.

Jean GOYCHMAN, président du groupe — Pascal GANNAT

Entreprises, développement international, développement international, tourisme, innovation, enseignement supérieur et recherche

La Région a proposé comme à son accoutumé le vote de nombreuses subventions. Parmi celles-ci, nous avons particulièrement noté l’attribution à l’Université de Nantes de 36 000 euros pour la conduite d’une prestation de conseil et d’accompagnement visant à améliorer son positionnement dans les classements internationaux. La Région semble faire dans l’humour…

Alors que bon nombre des universités françaises font la « Une » des journaux, et que l’Université de Nantes n’y échappe pas, comment espérer consolider la réputation de ces établissements à l’international ? La grande pauvreté des universités n’est un secret pour personne. Mais s’ajoute maintenant l’occupation illégale des locaux universitaires par des hordes d’extrême gauche, dont on ne sait s’ils sont tous réellement étudiants ou zadistes, et des clandestins. Nous avions déposé un vœu lors de la dernière session plénière de mars demandant à ce que la Région s’engage à stopper toute aide à l’acquisition de fourniture, aux programmes de recherche et développement, aux projets de thèse et aux travaux d’aménagement destinées aux établissements d’enseignement supérieur ligériens dont les autorités feraient, le cas échéant, preuve de laxisme vis-à-vis des occupations illégales. L’exécutif nous avait répondu en esquivant le sujet, rappelant, comme si nous ne le savions pas, que la Région n’avait pas de « pouvoir de police » dans les Université, la sécurité relevant des services de l’État. Cette réponse nous paraît hors sujet.

Le versement de l’argent versé par la Région doit être conditionné à la bonne marche de l’Université, autrement dit, à l’exécution du service public. Il s’agit d’un contrat, la Région n’a pas à verser l’argent des Ligériens à ces établissements si ceux-ci n’assurent ni la tenue des cours ni la sécurité des étudiants. D’ailleurs, comment « améliorer le classement de l’Université de Nantes à l’international » si l’image renvoyée est celle d’un établissement noyauté par l’extrême gauche où les étudiants ne peuvent aller en cours ? L’attractivité internationale de nos universités est due pour l’essentiel à des droits d’inscription particulièrement bas, sans commune mesure par exemple avec les coûts d’une scolarité au Royaume-Uni, ni bien sûr des États-Unis. Mais même si l’aspect financier attire les étudiants étrangers, les meilleurs de ceux-ci viennent bien pour étudier.

L’ordre doit être rétabli dans les universités françaises, et à Nantes particulièrement, au bénéfice de nos étudiants et afin d’attirer des étudiants étrangers aptes à suivre des enseignements de qualité.

Monique LIEUMONT-BRIAND — Brigitte NÉDÉLEC

Éducation et lycées, orientation et lutte contre le décrochage, civisme

Je relève une bonne initiative pour le lycée agricole Nature de La Roche-sur-Yon, en Vendée, qui veut mettre en place de référents sentinelles pour lutter contre le harcèlement scolaire. Evidemment, je l’ai soutenu ! Le harcèlement scolaire est la maladie du siècle chez nos adolescents, avec la profusion des réseaux sociaux qui contribuent à accentuer et accélérer le harcèlement scolaire.
Si cette décision va dans la bonne direction, il faudrait toutefois aussi gérer l’accès à ces réseaux sociaux au niveau des établissements pendant les heures de classe, ce qui est loin d’être le cas malheureusement aujourd’hui.

Samuel POTIER

Transports, mobilité, infrastructures

Je me suis prononcé à faveur de l’ensemble des rapports proposés à débat, car ils allaient dans le bon sens. Ainsi, j’ai voté en faveur d’un subventionnement de 6 100 euros à la commune de Saint-Mars-la-Brière, en Sarthe.

Tout comme les services de la Région, concernant la question des nouveaux franchissements de l’estuaire de la Loire, je regrette que le Plan de déplacement urbain (PDU) de la métropole de Nantes ne fasse mention que des franchissements intra-périphériques, c’est-à-dire au sein de l’agglomération nantaise, certes saturée en termes de trafics routier, mais bien pourvue en ouvrages de franchissements… La création d’un nouveau franchissement à l’intérieur du périphérique nantais permettrait certes d’améliorer les déplacements Nord-Sud, soulageant tant la circulation sur le pont de Cheviré, et le périphérique en général. Mais la solution est ailleurs, et le problème, de même.

Une solution complémentaire consisterait avant tout, durant la décennie 2020, à la mise en place d’un second périphérique contournant l’actuel, tout en étant bien sûr raccordé à ce dernier, pour délester le trafic routier. C’est ce que je rappelais en séance plénière d’octobre, revenant sur les manquements de la consultation publique sur le périphérique nantais du printemps 2016, et ses quatre scénarii proposés, voire plutôt, imposés. Le problème est également ailleurs, très au-delà de la seule métropole nantaise, qui a ses problèmes de trafic, mais aussi de très nets avantages infrastructurels par rapport au reste du territoire ligérien. Les nouveaux franchissements doivent être prioritairement faits ailleurs : à l’Ouest, pour délester le pont de Saint-Nazaire, idéalement entre Paimbœuf et Lavau-sur-Loire, à l’Est pour désengorger le périphérique, dans la région d’Ancenis. Et cela, la majorité n’y semble pas encore prête !

Jean-Claude BLANCHARD

Agriculture, agro-alimentaire, forêts, pêche, mer

Nous nous sommes portés en faveur des fonds FEADER, de cinq nouveaux dossiers d’investissements productifs dans le domaine de l’aquaculture, au titre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), de l’amélioration de l’infrastructure des ports de pêche, des criées et des sites de débarquement au titre dudit FEAMP, une étude de suivi larvaire mytilicole portée par le SMIDAP, et notre habituelle participation statutaire à l’AGLIA.

En revanche, nous nous sommes opposés sur des délibérations plus abstraites : Horse Innovation Talks 2018 et participation au Jumping international de La Baule, en mai prochain. Nous percevons mal l’intérêt agricole immédiat d’une participation régionale à ces manifestations. Les priorités sont ailleurs : aides aux exploitants en souffrance, soutien aux méthodes agricoles alternatives, implication promue des agriculteurs (et plus généralement des ruraux) dans une écologie quotidienne, en lieu et place d’associations stipendiées, et parfois peu représentatives.

Marguerite LUSSAUD — Bruno de LA MORINIÈRE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *