Infolettre du mois des conseillers régionaux FN (Loire-Atlantique, décembre 2017)

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Communication du groupe Front national au conseil régional des Pays de la Loire


Conseil régional des 21 et 22 décembre 2017

Finances, ressources humaines, affaires générales, coopération interrégionale, affaires européennes et coopération internationale

Sur le budget, la Région ne prévoit aucune baisse significative des charges de fonctionnement, parce qu’une fois encore, elle verse trop de subventions inutiles, et ne maîtrise pas ses marchés. Quant à réduire les investissements sur les postes de seconde importance, n’y comptons pas ! La Région juge sans doute plus vital pour l’intérêt des Ligériens de dépenser des sommes excessives en actions de propagandes en faveur d’une Union européenne supranationale et fédéraliste ; ou dans le financement à perte de centaines d’éoliennes défigurant nos paysages et satisfaisant les appétits financiers de quelques groupes industriels.

Et comme si c’était un hasard en cette période pré-électorale, la Région finance des actions de propagande d’une Europe non démocratie dont les peuples ne veulent pas, pour contrer la défiance grandissante à laquelle celle-ci est confrontée, ciblant les jeunes, et sur des thématiques controversées comme le Brexit, la théorie du gender, ou l’immigrationisme. Nous avons exigé la suppression de ce programme et la réaffectation des fonds vers la transition énergétique et l’isolation thermique des habitants !

Jean GOYCHMAN, président du groupe — Pascal GANNAT

Entreprises, développement international, développement international, tourisme, innovation, enseignement supérieur et recherche

Nous avons interpellé la majorité sur les dispositifs de soutien de « l’économie de proximité », aux commerces et artisans de nos territoires fragiles. Ces dispositifs doivent se déployer et se renforcer. Il faut rompre avec le mythe des métropoles créatrices de richesses et des grandes surfaces commerciales créatrices d’activité économique et d’emplois nets. Soutenir l’innovation, le développement numérique de nos entreprises, sont des axes prioritaires. Mais il est aujourd’hui indispensable de relocaliser nombre d’industries traditionnelles, productrices de biens de consommation que nous importons massivement, souvent au détriment de notre indépendance énergétique, alimentaire ou stratégique, et avec des conséquences écologiques à échelle mondiale certaines.

Nous avons également soulevé le problème de l’accueil trop coûteux de chercheurs étrangers, déjà nombreux dans notre région. La majorité a reconnu que nous avions raison. Les conventions en cause seront revues. L’insertion professionnelle de nos jeunes chercheurs doit être l’axe principal de l’action régionale.

Monique LIEUMONT-BRIAND — Brigitte NÉDÉLEC

Éducation et lycées, orientation et lutte contre le décrochage, civisme

L’évolution, notamment numérique, de l’enseignement du second degré nous amène certaines réflexions Aujourd’hui, il devient envisageable d’adapter, voire de personnaliser, les besoins scolaires aux capacités de l’enfant, sans que cela ne nuise au bon fonctionnement d’une classe. Cette nouvelle donne, qui permet aux corps professoral de se consacrer à l’essentiel et d’apporter une aide plus personnelle à chaque enfant.

Aujourd’hui, nous nous collons à la réalité des chiffres, en implantant des structures à forte capacité à même de répondre aux besoins d’un secteur géographique déterminé. Ceci, avec des inégalités flagrantes quant aux bassins de population concernés. Pourrons-nous, durablement, continuer à construire des « mastodontes » scolaires » à l’heure où ladite révolution numérique permettra à chaque lycéen de personnaliser chaque jour davantage sa propre orientation et son apprentissage ? En ces temps de réfaction sociale, d’augmentation du coût de l’énergie, de mutation sociétale, … il apparaîtrait raisonnable de s’orienter vers l’érection d’établissements de tailles plus « humaine » (maxi cinq cents élèves), plus proche d’une concentration de population, permettant une réduction des temps de transports, et par là même une diminution importante des émanations de carbone et qui fonctionneraient en réseau afin d’apporter à nos concitoyens des réponses en adéquation avec l’évolution de notre temps.

Samuel POTIER

Transports, mobilité, infrastructures

Dans le cadre de mon intervention sur la libéralisation annoncée du réseau ferroviaire régional (à l’horizon 2013), j’ai rappelé qu’en matière de rail, l’Union européenne a commencé par libéraliser le fret. Résultat, il ne cesse de s’effondrer. En France, cela représente – 30% depuis entre 2005 et 2015. Le fret ferroviaire meurt des réformes européennes, réformes que l’Union compte désormais étendre au transport de passagers. Cet effondrement est aussi dû à la concurrence du fret routier, lui-même libéralisé par l’Union, permettant l’exploitation de dizaines de milliers de chauffeurs des pays d’Europe centrale et orientale (PECO), parfois rémunérés au quart du SMIC à peine… Comment dès lors ne pas comprendre la concurrence mortelle que ceux-ci occasionnent vis-à-vis de notre main-d’œuvre nationale, dans ce qu’il est bien convenu de qualifier de « préférence étrangère » ?

Dans un second temps, je suis revenu sur la gestion du périphérique nantais, thème soulevé au rapport 290 dans le cadre de la deuxième phase de SEXTAN 2. Il convient de rappeler la nécessité d’un désengorgement de ce dernier. En effet, le problème d’engorgement du périphérique actuel, conséquence de l’accroissement démographique et du trafic routier de ces dernières années, suppose qu’au-delà d’aménagements nécessaires, une réflexion des collectivités locales et de l’État sur la possibilité d’un second périphérique puisse être entamée.

Jean-Claude BLANCHARD

Agriculture, agro-alimentaire, forêts, pêche, mer

En session plénière du conseil régional, nos élus sont revenus sur le double-discours de la majorité concernant le traité de libre-échange CETA : d’un côté, le promouvoir par le vote de leurs collègues PPE au Parlement européen, de l’autre, le dénoncer localement. Cette dénonciation se fait certes à raison, car le CETA (comme avant lui le TAFTA) est un véritable accord de moins-disant sur les plans environnemental, sanitaire et démocratique. Mais cette réaction des Républicains ne nous inspire aucune confiance, tant l’attitude de leurs parlementaires s’en écarte…

Ce faisant, notre groupe a déposé un amendement non budgétaire de bon sens, visant à contrôler les subventions qui pourraient être allouées à des entreprises agroalimentaires ligériennes. Si celles-ci transforment des matières premières issues des accords du CETA, il conviendrait de lui retirer toute subvention. Il s’agirait d’un réflexe sain, afin de ne pas favoriser les entreprises ne valorisant pas les productions ligériennes et la transformation de produits français.

Marguerite LUSSAUD — Bruno de LA MORINIÈRE

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