Infolettre du mois des conseillers régionaux FN (Loire-Atlantique, février 2017)

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Communication du groupe Front national au conseil régional des Pays de la Loire

Commissions sectorielles du 30 janvier 2017

Finances, ressources humaines, affaires générales, coopération interrégionale, affaires européennes et coopération internationale

La majorité de Bruno Retailleau accentue certaines dérives de la classe politique la plus engluée dans l’européisme et la dépense publique inutile : subventions de plus de 2 millions d’euros en faveur de l’installation d’une antenne régionale à la sinistre Commission européenne, et pour la poursuite de l’endoctrinement européiste fallacieux de la jeunesse : la Propagandastafell au service de madame Merkel, représentante officielle du mondialisme et de la submersion migratoire en Europe.

Les délégations à l’étranger donnent lieu à des abus évidents. Quelques patrons soutiens « politiques » de toujours de Bruno Retailleau ont été invités, sans que l’affichage de leurs noms comme « invités » ne permette de savoir si c’est aux frais des contribuables au Consumer Electronic Show (CES) à Las Vegas, alors que leur activité commerciale n’a aucun rapport avec l’électronique appliquée : Grégoire Gonnord, président de Fleury Michon, fabriquant de charcuterie industrielle plus deux de ses cadres ; Yann Rolland : Président de CETIH, industriel des équipements techniques pour l’habitat ; et Guillaume Ardillon : Directeur marketing de Terrena-Vendée, une coopérative agricole ; un cadre de la société de chaussures Eram, ont ainsi pu se montrer aux côtés de François Fillon et de Nathalie Kocziuscko-Morizet, venus comme par hasard jouer les geeks auprès des invités de celui que les médias présentent comme son futur Premier ministre et dont nous ne savons pas avec certitude, malgré les réponses données à nos questions, qui a payé l’avion et l’hôtel, et si c’est à nos frais. Ces pratiques ne sont pas acceptables. Nous les avons dénoncées. L’ambiguïté en ce domaine est condamnable.

Pascal GANNAT, président du groupe — Jean GOYCHMAN

Entreprises, développement international, tourisme, innovation, enseignement supérieur et recherche

Conscient de la nécessité d’aider un certain nombre d’acteurs régionaux dans leur développement ou l’atteinte d’une pérennité de leur outil économique, nous avons voté en faveur d’un nombre important de rapports. Néanmoins, nous avons rappelé avec force notre opposition totale à toute forme de subventions en faveur d’acteurs privés. Ce moyen de financement entrainant, de facto, une distorsion de concurrence inacceptable. Fidèle à nos engagements, nous préconisons un soutien régional sous forme de prêts ou d’aides remboursables.

C’est pourquoi, nous nous sommes opposés à une subvention non remboursable au profit d’un établissement hôtelier. Nous proposons d’aider l’ensemble des hôtels indépendants en actant la mise en place d’un programme régional d’aide à la mise en conformité desdits établissements, qui permettrait aux professionnels concernés de bénéficier d’un dispositif de crédit à taux zéro.

Pascal NICOT — Samuel POTIER

Éducation et lycées, orientation et lutte contre le décrochage, civisme

Je me montre favorable à toute mesure visant à augmenter les dotations en crédits de fonctionnement pour les lycées qui améliorent l’accueil des élèves en situation de handicap. J’encourage également les affectations d’autorisation d’engagement pour une meilleure performance énergétique dans nos lycées.

C’est avec circonspection que je considère en revanche l’affectation de 20 000 euros au réseau Canopé pour l’animation des actions de sensibilisation à la citoyenneté numérique : cela revient à accompagner les lycéens dans l’utilisation raisonnée et responsable de l’Opération Ordipass, pourtant annulée lors de la session plénière de décembre 2016. Il est peu compréhensible qu’on dépense de l’argent dans un programme annulé !

Par ailleurs, le groupe FN-RBM, ayant obtenu en 2016 que soit supprimée du PAE la référence au « vivre-ensemble », les subventions qui sensibilisent la non-stigmatisation des « réfugiés », c’est-à-dire de personnes en situation clandestine, paraît pour le moins incongrue, et le projet de ce lycée privé va à l’encontre de notre position sur le communautarisme.

Pour finir, la Région doit diminuer au plus vite la trop grande disparité qui existe entre les prix des cantines scolaires en Pays de la Loire. De 3,25 euros à La Roche-sur-Yon à 5,36 euros à Montreuil-Bellay, ces écarts de prix sont manifestement trop importants. Il s’agit au contraire d’aller vers un prix moyen ; c’est un impératif de justice à l’égard des familles ligériennes.

Alain AVELLO

Transports, mobilités, infrastructures

Lors de la commission Transports, mobilités et infrastructures du 30 janvier, mes interrogations ont surtout porté sur la liaison ferroviaire Nantes-Saint-Nazaire. En tant qu’élu municipal de cette dernière ville, j’ai su rebondir, dans le cadre de nos échanges sur le pôle d’échange multimodal (PEM) de Saint-Nazaire, sur la nécessité pour les usagers de ne pas diminuer la desserte ferroviaire depuis Savenay. Clairement, la région nazairienne, bassin industrialo-portuaire unique en France, ne représente pas une « banlieue Ouest » annexée à la métropole nantaise, mais un territoire à part entière, où, comme partout ailleurs, la continuité du service public doit être garantie.

Ces dangers nouveaux qui menacent la qualité de notre desserte ferroviaire montrent d’ailleurs bien combien la métropolisation a bon dos. Elle n’est pas un facteur d’enrichissement et d’équilibre pour l’ensemble de nos territoires, mais bien la cause d’un appauvrissement constant de nos périphéries, et d’un déséquilibre entre celles-ci et une minorité de grands centres urbains, en termes de finances comme d’équipements.

Lors de cette commission, je remarquais d’ailleurs, comment, concernant un autre rapport, celui du Très haut débit (THD) Internet, la métropolisation n’est pas un moteur, mais un frein. Preuve en était donnée par la carte incluse dans le dossier de commission, où Nantes, rouge écarlate apparaît, une fois encore, comme la grande privilégiée !

Jean-Claude BLANCHARD

Territoires, ruralité, santé, environnement, transition énergétique, croissance verte et logement

Cette semaine, notre commission voit le lancement de la feuille de route sur la transition énergétique prendre forme dont nous soutenons les mesures d’application. En effet, si nous avions des critiques générales à formuler lors de la dernière session plénière, notamment sur l’effacement du rôle de l’État dans des domaines aussi essentiels pour l’avenir des français, la transition énergétique reste au cœur des préoccupations futures de notre pays. Il n’en demeure pas moins que les mesures concrètes d’application de cette feuille de route vont dans le bon sens de l’intérêt général : développement du mix énergétique avec le soutien à la recherche dans le domaine du stockage hydrogène, la recherche en isolation thermique…

Par ailleurs, la protection du littoral vendéen est prioritaire et nous la soutenons.

Enfin, nous attendons la présentation du plan de lutte contre les addictions en mars prochain sur lequel nous plaçons de grandes espérances tant le sujet est sensible dans notre région qui connait une consommation d’alcool et de stupéfiants supérieure à la moyenne nationale chez les jeunes.

Aymeric MERLAUD — Brigitte NÉDÉLEC

Agriculture, agro-alimentaire, forêts, pêche, mer

Nous avons pu constater que la Région allait prendre en charge trois dossiers d’importance. Tout d’abord, comme régulièrement, il nous appartient de renouveler notre contribution statutaire au Syndicat mixte pour le développement de l’aquaculture et de la pêche (SMIDAP). Cet organisme revient régulièrement dans nos délibérations.

Le thème de la crise mytilicole, d’une actualité criante, était l’autre grand sujet de cette commission. Nous avons naturellement voté favorablement les aides proposées par le conseil régional.

Par ailleurs, la Région soutient actuellement un projet de réinsertion de civelles sauvages, mesure que nous appuierons, car elle concourra à la richesse de la biodiversité dans l’Ouest français. Cette démarche se veut une « compensation » — certes modique — à des années de surpêche de cette espèce, tout comme à la concurrence invasive occasionnée par le silure. Mais elle est un premier pas appréciable, vis-à-vis d’une espèce menacée.

Marguerite LUSSAUD — Bruno de LA MORINIÈRE

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