Infolettre du mois des conseillers régionaux FN (Loire-Atlantique, juin 2017)

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Communication du groupe Front national au conseil régional des Pays de la Loire


Commissions sectorielles du 19 juin 2017

Finances, ressources humaines, affaires générales, coopération interrégionale, affaires européennes et coopération internationale

Le coût du transfert de la compétence « transport » aux Région risque fort de pénaliser notre collectivité. Nous avons demandé si l’Etat prévoit de venir en complément au cas où ce transfert pénaliserait nos comptes.

Concernant le budget supplémentaire, nous avons constaté une dégradation de l’épargne brute (écart recette –dépenses) de l’ordre de 6.6 millions d’€ et nous en avons demandé la raison. La majorité a répondu qu’il s’agissait d’un effet d’écriture comptable et que le montant de l’épargne se rééquilibrerait en fin d’année. Affaire à suivre.

Au chapitre de la stratégie numérique, nous continuons d’alerter l’exécutif sur le nombre en augmentation de « zones blanches » régionales, qui isolent nos concitoyens, en particulier les plus ruraux.

Pascal GANNAT, président du groupe — Jean GOYCHMAN

Entreprises, développement international, tourisme, innovation, enseignement supérieur et recherche

Nous validons l’ambition régionale d’améliorer l’efficacité et la lisibilité des aides régionales, Dans un contexte budgétaire contraint, à travers un audit. La multiplication des dispositifs d’aides ne fait que compliquer le versement des aides, et l’absence de suivi, c’est-à-dire de « service après-vente » rend inefficace toutes actions économique régionale. Il faut impérativement simplifier toutes les structures et créer une dynamique, ajustée aux territoires.

Nous avons exprimé nos réserves sur la stratégie numérique régionale, qui passait selon nous à côté d’un sujet important : Dans les industries traditionnelles, beaucoup de PME ont besoin d’informatiser leur production, et notamment à travers un supply chain intégré. C’est un investissement extrêmement lourd qui, s’il n’est pas fait, prive ces PME de parts de marché.

Pascal NICOT — Samuel POTIER

Transports, mobilité, infrastructures

De manière générale, je constate que la Région poursuit ces derniers mois des investissements massifs — encore sept millions d’euros de remise à niveau du matériel votés en décembre dernier — mais qu’en retour, elle n’a toujours pas obtenu de contrôle sur la gestion du réseau, et sa qualité. Cette absence de visibilité de la Région sur la qualité du réseau ferroviaire régional ne peut que soulever la question des délégations de services publics (DSP). Poser la question n’exclut d’ailleurs pas la SNCF a priori, pourvu que celle-ci fournisse l’offre la plus respectueuse d’un cahier des charges établi par la Région, ce dont notre groupe ne doute pas.

Il importe maintenant que des outils de contrôle soient mis en place, concernant la qualité, la ponctualité et les coûts de service de notre réseau ferroviaire régional. Sur ce point, rien n’est clairement prévue. Aussi, ma vigilance demeurera constante, DSP ou non.

La Région mérite un réseau ferroviaire de qualité, à l’heure où l’exécutif de monsieur Retailleau, comme d’ailleurs l’opposition de monsieur Clergeau, nous vantent les gains de temps « faramineux » (dix minutes !) qu’induiront à partir du 2 juillet prochain les Liaisons nouvelles Ouest-Bretagne-Pays de la Loire… et leurs quatre milliards d’euros d’investissements. Il y a, on le voit, un décalage entre la volonté politique de rapprocher l’Ouest de la capitale à n’importe quel prix, et la volonté populaire d’un réseau régional plus sécure et plus efficace, avec maintien des lignes locales.

Jean-Claude BLANCHARD

Territoires, ruralité, santé, environnement, transition énergétique, croissance verte et logement

Nous nous félicitons de la mise en place d’un plan régional de prévention et d’éducation à la santé des jeunes, promis il y a déjà plusieurs mois. Nous soutenons cette approche globale, incluant désormais les parents, et prenant en compte un certain nombre de nouvelles problématiques ayant trait au bien-être des jeunes dans, notamment la lutte contre les addictions, qui doit être une priorité.

Nous avons logiquement souhaité adjoindre la sensibilisation aux effets psychosociaux nocifs de la pornographie parmi la liste de ces addictions. À ce titre, le vote à l’unanimité de notre amendement considérant la pornographie comme addiction aux côtés de l’alcool, des drogues, des médicaments et du tabac est une victoire pour le FN ; elle sera au bénéfice de tous les Ligériens. L’intégration de formations aux premiers secours et aux premiers soins dans le Plan va également dans le bon sens.

S’agissant de la politique territoriale régionale, nous sommes en accord sur les nouvelles modalités des contrats de territoire. Cependant, nous nous sommes abstenus, compte tenu d’une répartition des investissements globalement trop centrée sur la métropole nantaise. Dans le cadre des débats du rapport 429, nous promouvons par ailleurs une participation des entreprises, associations et particuliers à la Conférence régionale des acteurs de l’eau annoncée à horizon 2020. Il conviendra de privilégier une démarche consultative ascendante, par exemple sur le modèle des cahiers d’acteurs mis en place début 2015 par la métropole de Nantes, dans le cadre du grand débat public sur la Loire.

Aymeric MERLAUD — Brigitte NÉDÉLEC

Agriculture, agro-alimentaire, forêts, pêche, mer

Concernant l’agriculture biologique (AB), les demandes de conversions se font encore nombreuses. Le malaise étant dans l’agriculture traditionnelle conventionnelle, certains agriculteurs cherchent une plus-value en se dirigeant vers l’AB et ses primes. L’enveloppe n’étant pas extensible, il y aura moins d’élus que de demandeurs. Ainsi, en Mayenne, on constate la disparition des bovins au profit de céréales, caractérisant un grand malaise dans le domaine de l’élevage, pourtant consubstantielle de l’identité de notre département. Ce constat, nous le retrouvons dans les autres départements ligériens.

En séance du conseil régional, j’ai évoqué la question de l’eau : sa qualité, la pollution, les ressources disponibles dans notre région. Or, depuis plusieurs années, comment comprendre que des travaux soient organisés pour la destruction de nombreux barrages sur des rivières (Erve, Jouanne, Sèvre, Vicoin…) qui, au-delà de leur qualité patrimoniale, certains datant du XVIIIe siècle, sont d’une réelle utilité pour la rétention d’eau lors en cas d’orages et de crues ?

Les pressions exercées par les pouvoirs publics sur les riverains et les propriétaires pour la destruction de ces barrages sont inacceptables. C’est ouvrir la voie à une catastrophe écologique, contribuant à l’érosion de notre biodiversité, à commencer par la diversité de nos poissons.

Marguerite LUSSAUD — Bruno de LA MORINIÈRE

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