Infolettre du mois des conseillers régionaux FN (Loire-Atlantique, octobre 2017)

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Communication du groupe Front national au conseil régional des Pays de la Loire


Commission permanente du 29 septembre 2017

Finances, ressources humaines, affaires générales, coopération interrégionale, affaires européennes et coopération internationale

Le rapport portant sur la commande publique indique que notre région va être conduite à financer la formation professionnelle des détenus. En effet, la loi du 5 mars 2014 relative a la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale généralise la décentralisation en confiant désormais aux régions l’organisation et le financement de la formation professionnelle des personnes sous-main de justice au sein des établissements pénitentiaires en gestion publique et en gestion dite déléguée a l’extinction des marches de l’État.

Voici une fois de plus l’État pris avec la main dans le pot de confiture. Il se défausse ainsi sur les régions d’une dépense qui lui incombe directement sans compenser par une dotation équivalente tout en baissant cette année la dotation à la région. Il est facile de faire des économies ainsi, en faisant payer la note par les régions, départements et communes, qui creusent ainsi la dette et augmentent les impôts, puisque les élus de droite et de gauche sont incapables de baisser la dépense. Il s’agit d’un montant total de 1,7 million d’euros. qui va se trouver ainsi à notre charge. Ceci est malheureusement de plus en plus fréquent. Évidemment, nous avons voté contre !

Jean GOYCHMAN, président du groupe — Pascal GANNAT

Entreprises, développement international, tourisme, innovation, enseignement supérieur et recherche

Nous avons assisté à la concertation avec les élus sarthois, durant laquelle la Région a présenté son Schéma d’aménagement du territoire (SRADDET). Nous dénonçons une opération de communication cynique qui vise à persuader les habitants des territoires ruraux que les collectivités ont pris la mesure des enjeux (enclavement, zones blanches numérique, disparition des industries et des commerces, etc.) alors que rien de sérieux ne peut déboucher de cette démarche.

Il faut un Plan Marshall pour les territoires ruraux et périurbains, décidé par l’État et incluant une feuille de route précise, chiffrée et donc mesurable en termes de résultats. L’échelon régional n’est pas le bon, puisque l’ensemble des régions françaises connaissent hélas les mêmes fractures entre métropoles et territoires ruraux. Les volumes d’investissements nécessaires en matière d’infrastructures de transports, de rénovation de l’habitat et de redéploiement économique sont tels que seul l’État Français peut les réaliser. On est donc en droit de s’interroger sur la réelle motivation de l’État et de craindre que la communication qui entoure ces opérations (SRADDET et Conférence nationale des territoires) ne soit qu’un cataplasme sur une jambe de bois.

Pascal NICOT — Samuel POTIER

Transports, mobilité, infrastructures

La région nous a présenté les mesures de réciprocité tarifaires préexistant entre les régions Pays de la Loire et Nouvelle Aquitaine. Dès janvier prochain, cette réciprocité sera étendue aux jeunes voyageurs. J’ai naturellement voté en faveur de cette mesure.

J’ai soutenu la mise en place d’une halte ferroviaire à Trélazé, dans le Maine-et-Loire, et son financement. Inversement, des sections de lignes ferroviaires vont fermer en Mayenne. Mais cette fermeture s’accompagne de reconversions en itinéraires Voies vertes ou mode doux (réservés aux vélos), dans une démarche de compensation environnementale que j’estime intéressante.

Le sous-rapport sur Cholet s’inscrit dans un Schéma directeur d’accessibilité et un Agenda d’accessibilité programmée (Sd-AP). J’ai logiquement voté pour ces mesures de meilleur accès de nos équipements publics aux personnes en situation de handicap. Je me suis également porté en faveur des travaux prévus en gare de Chemillé : nouveau système d’ouverture des portes, rideau métallique, commande d’éclairage…

Jean-Claude BLANCHARD

Territoires, ruralité, santé, environnement, transition énergétique, croissance verte et logement

En matière de transition énergétique, nous nous réjouissons de l’avancement de certains projets novateurs, comme une station de carburant bioGNC à destination des agriculteurs (pays de Mortagne) ou encore la création d’une station d’auto-partage électrique (aire urbaine du Mans). Mais force est de constater que la mise en œuvre de la feuille de route s’avère lente et complexe.

Par ailleurs nous nous interrogeons sur l’utilité de financements accordés à certaines structures intermédiaires, notamment dans la gestion du projet SMILE (réseau électrique intelligent). L’action directe de la région nous paraît devoir être privilégiée dans la mesure du possible

Dans presque toutes les domaines, nous constatons que la région cède à la manie facile des « observatoires » public-privé, aux missions parfois vagues, produisant des indicateurs sans forcément de valeur statistique réelle. Ces observatoires ont un coût qui nous semble excessif et en conséquence, nous nous sommes abstenus sur plusieurs rapports. Par ailleurs, comme à chaque commission, nous avons soutenu les aides aux particuliers et collectivités à la réhabilitation thermique des logements et bâtiments.

Aymeric MERLAUD — Brigitte NÉDÉLEC

Agriculture, agro-alimentaire, forêts, pêche, mer

Nous avons voté en faveur, bien entendu, pour les aides européennes, car il s’agit bien de l’argent des français, qui lui revient de droit. Nous avons validé quatre projets dans le cadre de l’aide régionale à l’investissement des industries agro-alimentaires (ARIAA-FEADER). Ces aides se destinent à NantEurop F&L, SICA Almas fruits, ETS Thomas et fils et SICA Tom’atlantic, concernant le secteur fruitier, des légumes et de la volaille, pour une somme de 1,1 million d’euros de subventionnement régionaux.

Nous sommes portés en faveur d’un accompagnement financier à hauteur de 32 000 euros pour l’aquaculture, afin de créer un Observatoire départemental des eaux estuariennes et marines. Cette mise en place fait suite à la crise dont souffrent depuis quelques années les productions conchylicoles dans l’Ouest !

Marguerite LUSSAUD — Bruno de LA MORINIÈRE

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