Infolettre du mois des conseillers régionaux Front national (Loire-Atlantique, mai 2016)

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Communication du groupe Front national au conseil régional des Pays de la Loire

Commissions sectorielles du 30 mai 2016

Finances, ressources humaines, affaires générales, coopération interrégionale, affaires européennes et coopération internationale

Lors de la réunion de la commission Finances, ressources humaines et fonds européens du 30 mai, Jean et moi avons voté contre les subventions affectées à la promotion du fédéralisme européen, qui relaient inlassablement les directives de Bruxelles, dans le sens d’une séparation du contrôle de l’État-Nation sur les régions françaises. Les actions dites de « sensibilisation européenne » consistent en effet à créer artificiellement une citoyenneté européenne qui nie les citoyennetés nationales : de toute évidence, il faut refuser les dotations européennes issues de nos impôts, car elles sont destinées à combattre notre souveraineté démocratique, qui ne peut être que nationale.

Je suis intervenu pour exprimer nos doutes sur l’efficacité de l’action subventionnée pour un montant de 211 649 euros au profit des associations tiers-mondistes faisant de la « sensibilisation à l’humanitaire » dans les pays extra-européens, en particulier l’Afrique. À cette remarque, la majorité des Républicains-centristes a reconnu la pertinence la nécessité d’une réévaluation, sans en accepter cependant la logique : mettre fin à ce gaspillage évident. Nous avons voté contre et resterons vigilants lors du prochain budget.

En revanche, nous avons voté la délibération pour un monument aux martyrs de Châteaubriant, considérant que la mémoire historique, même sur cette période « où les Français ne s’aimaient pas » correspond à l’engagement patriotique des élus du Front national.

Pascal GANNAT — Jean GOYCHMAN

Entreprises, développement international, tourisme, innovation, enseignement supérieur et recherche

La commission Entreprises, développement international, tourisme, innovation, enseignement supérieur et recherche s’est réunie ce 30 mai sous la présidence de Paul Jeanneteau.

Nous avons répété à de nombreuses reprises la nécessité que la Région ne soit pas un financeur aveugle et béat, mais au contraire un acteur actif, incontournable et pragmatique, capable d’anticiper et de s’adapter aux évolutions économiques de son territoire. C’est pourquoi, nous avons fait œuvre de propositions et d’explications afin de conformer la justesse des subventions et/ou emprunts alloués à la réelle nécessité des besoins des entreprises concernées. Il est à regretter, en la matière, l’absence ou la discrétion de la majorité actuelle quant à l’octroi desdites aides. Avec Bruno Retailleau, l’alternance, se résume en un mot : « Continuité ».

Le Front national se pose, ici encore, comme le seul garant d’une gestion efficace et pérenne des deniers publics. Notre action se veut essentiellement tournée vers les entreprises et leurs besoins, et ne se contentera pas de distribuer des subventions à tout va sans contrôler réellement leur destination.

Pascal NICOT — Samuel POTIER

Éducation et lycées, orientation et lutte contre le décrochage, civisme

La Région poursuit son effort de modernisation des infrastructures et des équipements informatiques dans les E.P.L.E., elle s’attache à développer les usages du numérique dans les établissements de formation, mais, comme souligné dans la précédente infolettre, le rôle d’une opposition remplissant son rôle avec objectivité, discernement et intransigeance consiste en l’espèce à faire part de ses réserves relativement à une possible numérisation à outrance qui influerait sur les pratiques pédagogiques, en lieu et place des méthodes classiques ayant fait leurs preuves.

Par ailleurs, le groupe FN-RBM, ayant obtenu, je le rappelle, que la référence au « vivre-ensemble » soit supprimée du PAE, continuera d’exercer sa vigilance relativement aux associations qui, sous couvert d’ « action éducative », interviennent en milieu scolaire sans garantie que les causes qu’elles défendent soient d’intérêt général. Aussi est-ce avec circonspection que nous abordons la délibération concernant les 51 500 Euros de subventions en faveur de 18 associations qui ne sont pas plus clairement désignées que les « causes » qu’elles défendent ou pour lesquelles elles s’engagent.

Quant à ces autres subventions accordées à la F.C.P.E et l’A.P.E.L, associations de parents d’élèves de l’enseignement public et privé sous contrat, le Front National exprime par mon intermédiaire ses plus grandes réserves : ces associations ne sont, rappelons-le, nullement indépendantes des intérêts politiques, au point qu’elles soutiennent la réforme du collège, allant en cela souvent à l’encontre de leurs adhérents. Le FN-RBM s’engage en effet, et de longue date, pour que la plus absolue neutralité politique prévale en milieu scolaire.

Alain AVELLO

Transports, mobilité, infrastructures

La commission Transports du conseil régional permet à nos élus de peser sur de grands débats structurants, qui concernent l’ensemble de nos territoires. Pour cette commission du 30 mai, c’est, de nouveau, le thème du ferroviaire qui est au cœur des rapports.

D’abord, le rapport 107 n’appelle pas de remarques particulières. Il concerne la réouverture de la ligne ferroviaire Nantes-Nord sur Erdre-Châteaubriant. La signature de cette convention était requise avant le 30 juin 2016, sans quoi, le solde de la subvention n’aurait pu être versé, et le montant des subventions FEDER déjà perçu aurait également dû être remboursé.

Plus intéressant, le rapport 104 renvoie à l’arrêté portant interdiction totale des services de transport régulier interurbain par la société FlixBus sur la liaison Nantes-Cholet (D2016-029). Nous parlons là des fameux « bus Macron » qui, en dépit d’avantages de coûts pour les usagers, d’une part entrent directement en concurrence avec le ferroviaire régional (concurrence TER-Ouigo), d’autre part, ouvrent le marché des autocaristes aux autres pays. C’est ici le cas avec cette société allemande, dont la Région vient à raison de limiter les activités, après décision de l’ARAFER. Je salue cette décision et, faisant suite à mon vote du 22 février, je l’ai confirmé en cette commission du 30 mai.

Jean-Claude BLANCHARD

Territoires, ruralité, santé, environnement, transition énergétique, croissance verte et logement

La commission Territoires, ruralité, santé environnement, transition énergétique, croissance verte et logement s’est réunie le 30 mai pour l’étude de neuf dossiers brassant l’ensemble de cette commission multi-thématique. Comme toujours, les propositions soumises sont la reprise des dossiers qui ont commencé sous les précédentes mandatures, tels que les Nouveaux contrats régionaux (NCR), c’est-à-dire les conventions passées, entre la région et les intercommunalités, pour financer les projets communaux.

Brigitte et moi, avons maintenu notre soutien au dispositif d’aide régionale aux économies d’énergie pour les particuliers (ARÉÉP), à destination des plus modestes.

En revanche, malgré la décision prise par le conseil régional réuni en séance plénière de rebaptiser les programmes d’actions éducative des lycées pour y remplacer le terme « vivre-ensemble » par « unité républicaine », la Région décide de subventionner un nouvel ensemble d’actions associatives, via le programme santé, qui reprennent pour certaines d’entre elles le concept fourre-tout du « vivre-ensemble »… Ce programme est géré par l’Union régionale pour l’habitat (URHAJ) des jeunes Pays de la Loire pour un montant total de subventions de 17 500 euros. Brigitte et moi avons voté contre, rappelant en premier lieu que la santé demeure un domaine régalien ; et qu’on ne saurait utiliser le programme santé pour financer des actions idéologiques qui n’ont rien à voir avec la santé. Le « vivre ensemble » n’est que le cache-sexe du communautarisme, qui porte atteinte à l’unité nationale et républicaine. Dans les temps troublés qui sont les nôtres, nous rappelons Brigitte et moi notre fermeté à combattre l’idéologie, pour servir le réel.

Aymeric MERLAUD — Brigitte NÉDÉLEC

Agriculture, agro-alimentaire, forêts, pêche, mer (fonds européens dédiés)

Marguerite et moi, nous nous sommes positionnés en faveur des aides pour l’appel à projet régional destiné à l’aquaculture, visant à soutenir la filière conchylicole. Nous espérons que ce projet contribuera à une lutte efficace contre la mortalité des palourdes ainsi que des moules, qui plombent l’activité de la pêche régionale. Nous avons également soutenu le Comité régional des pêches et des élevages marins des Pays de la Loire (COREPEM), qui assure la représentation et la promotion au niveau régional des intérêts des professionnels exerçant une activité de pêche maritime ou d’élevage marin. Organisation de droit privé, elle exerce néanmoins une mission de service public, que nous jugeons pertinente.

Notre refus catégorique de subventionner les différents syndicats agricoles tient au fait que les subventions proposées sont inégales suivant les différents syndicats. C’est la FRSEA qui est favorisée en l’occurrence, au prétexte qu’elle est majoritaire au niveau des chambres d’agriculture régionales.

Nous avons également refusé la subvention de 80 000 euros pour un « expertise externe en matière de marketing des filières alimentaires dans le cadre de l’animation des travaux préparatoires aux Assises de l’agriculture 2016 ». Hum, hum ! La formule est bavarde, alambiquée, elle en dit long de la vacuité du projet : un énième comité Théodule pour ponctionner les fonds publics, typique de la gestion UMPS.

Marguerite LUSSAUD — Bruno de la MORINIÈRE

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