Infolettre Front national de la Loire-Atlantique du 14 septembre 2017

800-440px-FN44

Éditorial d’Alain Avello, secrétaire départemental du Front national (FN) de la Loire-Atlantique


Remobilisation !

Une nouvelle année politique commence, et elle doit être celle de la remobilisation des forces républicaines et patriotes. Après l’élection présidentielle, puis les législatives qui, je le sais, n’ont pas été à la hauteur des espoirs que beaucoup d’entre vous placiez dans l’issue de ces échéances majeures, ces espoirs ont cédé le pas à la déception et à un certain découragement : ce que l’espérance croyait à portée, singulièrement lors des excellents débuts de la campagne d’entre-deux-tours (Whirlpool, le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan…), s’éloignant du champ des possibles, notre électorat ne s’est que très faiblement mobilisé lors des législatives, ceci expliquant les résultats décevants, obtenus notamment en Loire-Atlantique.

Mais il importe de laisser ces déceptions derrière nous, au même titre que le souvenir d’un débat dont notre présidente, Marine Le Pen, a elle-même reconnu qu’il avait été raté. Sans aucun doute la stratégie choisie ne fut pas la bonne, sans nul doute notre positionnement sur l’euro aurait-il dû être plus au clair, sans doute notre candidate qui, pour exceptionnelle qu’elle soit n’en subit pas moins, comme tout un chacun, les limites que le corps impose à la volonté, aurait-elle dû alléger son agenda au cours de la dernière période. La vie politique est quoi qu’il en soit sans cesse traversée de pareils revers et échecs, la déception qui les entoure a tôt fait de céder le pas aux succès qui suivent, et ceux qui gagnent sont précisément ceux qui savent se relever. François Mitterrand n’eut-il pas le dessous lui aussi lors du débat qui l’opposa en 1974 à Valéry Giscard d’Estaing ? Et il remporta la présidentielle suivante, après trois candidatures successives également !

Les victoires à venir, voilà ce à quoi, dès cette rentrée, il nous faut commencer à œuvrer. Et elles passeront par la refondation de notre mouvement, auquel il appartient de se dépasser lui-même, à partir de lui-même, fidèle à ses fondamentaux et à ses combats essentiels certes, mais sachant se positionner sur tous les sujets, avec une maîtrise égale de tous les dossiers, en défendant d’une même ardeur notre identité comme notre souveraineté — elles vont de pair — et, regardant résolument vers l’avenir, prêt à se renouveler en profondeur pour devenir, par-delà les clivages éculés, ce grand pôle de rassemblement de tous les patriotes, de tous les républicains authentiques, et jusqu’à l’ensemble « des orphelins de la droite des valeurs et des orphelins de la gauche patriote », pour citer le discours de Brachay.

De notre capacité à réaliser ce grand rassemblement dépend le salut de la France. Il est impératif, à ce titre, de pérenniser l’alliance avec Debout la France (DLF) pour en conclure de nouvelles.

Cela passera notamment par le changement de nom, auquel, je le sais, beaucoup d’entre vous demeurent attachés, mais qu’il faut consentir à reconnaître désormais comme appartenant à l’Histoire. Cela supposera que nos fonctionnements internes évoluent : que l’ensemble de nos adhérents puissent être davantage entendus sur les orientations politiques et les choix stratégiques devient sans nul doute nécessaire, a fortiori au sein d’un mouvement prônant une démocratie plus directe : chaque adhérent aura son mot à dire (d’où la nécessité d’une cotisation à jour). Cela exigera l’unité sans faille derrière Marine Le Pen qui, dans l’esprit d’une écoute accrue des adhérents, viendra très prochainement à la rencontre des fédérations : elle seule, comme elle l’a une nouvelle fois démontré lors de son discours de Brachay, est en capacité de sauver la France contre les forces hostiles qui s’emploient à la reléguer, à la dissoudre, à la bafouer.

En Loire-Atlantique, un dernier combat électoral, précédant la longue période sans élections qui nous conduira aux européennes de 2019, puis aux municipales de 2020, est en ce moment livré : celui des sénatoriales, qui auront lieu le 24 de ce mois. Notre liste « pour la défense de nos communes et de nos départements » toujours de plus en plus menacés par la logique territoriale de l’Union européenne, a été présentée à la presse et déposée en préfecture la semaine dernière. Nous défendons une nouvelle fois, à l’occasion de cette élection où se trouvent en position de force les formations qui ont de nombreux élus locaux, ces échelons de proximité auxquels les Français sont si attachés et qui constituent les piliers d’une démocratie vivante. Dès le lendemain de ce scrutin, nous reprendrons de façon redoublée notre combat pour accroître notre implantation dans le département, avec un objectif ne pouvant être atteint qu’au bout d’un travail de longue haleine : présenter le plus de listes possible aux élections municipale. À cette fin, une « cellule implantation » est en cours de création, elle regroupera des responsables eux-mêmes déjà implantés qui, en synergie avec les responsables de circonscriptions, auront pour tâche d’impulser la constitution des futures listes municipales.

Une fédération vivante doit par ailleurs réunir dans la convivialité et le sentiment partagé d’un engagement commun ses militants et adhérents, ce pourquoi nous nous félicitons que nos permanences des mercredis et samedis après-midis soient de plus en plus fréquentées et qu’y règne une telle bonne humeur, la rentrée sera riche en événements.

Dès demain, nous recevrons, dans le cadre d’une soirée organisée par le FN Jeunesse (FNJ), Gaëtan Dussaussaye, son directeur national.

Mardi prochain, Gilles Pennelle, membre du bureau politique du FN, sera l’orateur de l’assemblée militante de rentrée de notre section nazairienne, aux côtés de nos élus locaux, à l’Agora.

Le 23 septembre, à midi, nous inaugurerons la série des « grands événements de la fédération » par un déjeuner patriote autour de Florian Philippot, vice-président du FN (il reste encore des places : inscrivez-vous vite !).

Dans quelques semaines, à une date restant encore à préciser, ce sera David Rachline, maire de Fréjus, que nous aurons le plaisir d’accueillir.

Parallèlement, nous lancerons très bientôt le cycle des « formations de la fédération », qui prendront la forme de conférences-débats sur des thématiques ciblées : nous recevrons d’abord, le 4 octobre, Philippe Murer, conseiller environnemental de Marine Le Pen, qui viendra nous parler d’alimentation, puis, durant les vacances de la Toussaint, Agnès Marion, qui viendra inaugurer l’antenne de Loire-Atlantique du Cercle Fraternité (travaillant sur la thématique de la famille).

Nous instaurons par ailleurs des apéritifs conviviaux, où seront prioritairement conviés nos nouveaux adhérents, mais qui seront bien sûr ouverts à tous.

La cohésion de notre fédération contribuera, j’en suis convaincu, à ce qu’elle soit vraiment partie prenante de la période qui s’ouvre en vue de la refondation de notre mouvement. Bientôt, chaque adhérent à jour de cotisation recevra un questionnaire, dont les réponses seront versées aux travaux préparant cette évolution historique, à laquelle le Congrès de début 2018 donnera corps. À n’en pas douter, nous entrons dans une période qui promet d’être aussi passionnante que décisive pour l’avenir de la France, et au regard de l’enjeu, il appartient à chacun d’être à l’heure du rendez-vous qui lui est donné !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *