La ruralité mérite mieux que la politique-spectacle

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Communiqué de presse de Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional des Pays de la Loire

Bruno Retailleau a décidé de délocaliser à Louroux-Béconnais, dans le Maine-et-Loire, durant toute une matinée l’ouverture de la séance plénière du 23 juin du conseil régional des Pays de la Loire, puis faire retourner toute l’assemblée à Nantes dans l’après-midi.

Cette décision traduit, selon monsieur Retailleau, la volonté du conseil régional de se préoccuper de l’avenir des territoires ruraux et de casser l’image d’institution métropolitaine éloignée qu’elle a auprès de ses habitants. Le groupe des treize conseillers régionaux Front national-Rassemblement Bleu Marine ne peut que partager ce constat d’éloignement et de délaissement des territoires de la ruralité, mais estime que leurs habitants méritent mieux que de voir passer des cars d’élus et de fonctionnaires qui ne feront qu’une halte rapide avant de retrouver le confort de l’hémicycle régional. Le Front national a fait de la ruralité une priorité de l’action régionale, et notre groupe d’élus régionaux a développé de nombreuses propositions concrètes depuis la campagne électorale de l’automne dernier : priorité à la ruralité, délaissée au profit des « quartiers et zones urbaines » livrés à une immigration incontrôlée et aux trafics en tous genres bien que dotés de milliards d’euros depuis quarante ans, réaffectation massive des investissements pour réduire les zones blanches et grises numériques, amélioration de la desserte routière et ferroviaire des territoires, maintien des services publics de proximité et développement des maisons de santé, soutien aux commerces et artisans de centre-bourgs par une exonération de la part régionale de la CVAE (ex-taxe professionnelle), etc.

La majorité est en cours d’élaboration d’un Pacte pour la ruralité qui, nous le craignons, ne sera qu’un catalogue de bonnes intentions assorti d’une importante campagne de communication et, hélas, de très peu d’actions concrètes faute de moyens. C’est pour cette raison que nous nous interrogeons sur l’utilité de cette délocalisation symbolique et que nous envisageons de boycotter ce qui a tout d’une opération de récupération politique, dont le coût sera bien entendu à la charge du contribuable régional. La ruralité attend une rupture avec la loi NOTRE et la métropolisation voulue par Bruxelles, et surtout des actions concrètes et pérennes concertées avec les élus ruraux, accompagnées des investissements à la hauteur des besoins réels.

Monsieur Retaileau, est-ce vraiment sérieux de jouer les sous-préfets aux champs d’Alphonse Daudet ?

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