Le FN de Loire-Atlantique précise sa position sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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Communiqué de presse du Front national (FN) de la Loire-Atlantique


Ce projet de transfert aéroportuaire qui dure depuis quarante ans doit être tranché définitivement. Le référendum, tronqué de par son périmètre, doit être élargi à tous les payeurs, et donc à la Région Bretagne, ainsi qu’à l’ensemble des départements des Pays de la Loire. En effet, la nécessité d’un transfert d’aéroport est plus que douteuse sur plusieurs points et beaucoup d’habitants de Vendée ou de Sarthe, ne veulent pas de cet aéroport, comme en témoigne la lettre de Philippe de Villiers au Gouvernement.

En effet, l’aéroport de Nantes Atlantique (NTE) est suffisant et peut-être agrandi avec un allongement de piste. Il est suffisant pour aller jusqu’à dix millions de voyageurs, comme l’aéroport de Stuttgart ou Genève. Aujourd’hui, nous n’avons que cinq millions de voyageurs, et l’aérogare peut facilement être agrandie.

Le bilan carbone de NTE est satisfaisant.

L’impact des nuisances sonores est limité, du fait des avions beaucoup moins bruyants depuis dix ans.

Les collectivités endettées ne peuvent supporter le coût de ce transfert, sans compter qu’il faut ajouter deux franchissements de la Loire (un milliard d’euros), et que les études sur ces nouveaux ponts ne font que commencer.

Les coûts des infrastructures routières et ferroviaires pour desservir Notre-Dame-des-Landes ont été éludés dans le coût global du projet. Or, cela pourrait aller jusqu’à trois milliards d’euros (selon le Canard enchaîné).

Un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, c’est l’hyper-métropolisation qui continue, avec une augmentation du foncier et des loyers à Bouguenais, défavorisant ainsi les catégories populaires et les classes moyennes.

C’est la double peine sur le plan écologique, avec la suppression des zones humides qui contribuent pourtant, à la qualité de l’eau par la dépollution, et qui limitent les risques d’inondation et de sécheresse et avec la « bétonisation » de NTE, qui devenant constructible fera l’objet de programmes immobiliers.

Ce transfert vers Notre-Dame-des-Landes cause un problème de conflits d’intérêts : si le projet est réellement rentable, pourquoi a-t-il besoin de fonds privés et pourquoi un partenariat public-privé (PPP) ? Et comment se fait-il que Vinci construise l’aéroport et récupère la gestion de l’aéroport pendant cinquante ans ?

L’évacuation de la ZAD est une nécessité. L’État de droit doit prévaloir sur tout le territoire nationale. Les zadistes sont responsables de beaucoup de dégradations dans le centre de Nantes, il faut donc évacuer cette ZAD et mettre ces personnes hors d’état de nuire.

Nous redisons donc notre opposition à ce projet ruineux, notre volonté qu’un référendum plus large consulte les Ligériens et les Bretons et que la ZAD soit évacuée, aéroport ou pas d’ailleurs.

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