Au CM de Trignac

Intervention de Lydia Poirier en séance du conseil municipal de Trignac, mercredi 17 décembre 2014

Délibération n° 29

Avis du conseil municipal sur le maintien d’un adjoint dans ses fonctions (Article L2122-18 du Code général des collectivités territoriales)

Lydia Poirier

Mes chers collègues.

Je prendrai quelques instants pour rappeler le traitement inqualifiable qui a été réservé, depuis le mois dernier, aux deux élus Front national, Roland Stal et moi-même. Je sais que monsieur le maire n’aime pas le rappel des étiquettes. Mais c’est bien une « étiquette », une formation politique rassemblant pourtant 25 % des Trignacais, qui a permis son élection.

« En quoi vous mépriserais-je ? » répondra sans doute l’homme qui, au lendemain du retrait de ma délégation, s’étonnait que je quitte avec Roland Stal cette majorité. Je lui réponds dans les yeux – très cher monsieur le maire – qu’il me méprise, à l’égal de Roland Stal et des Trignacais se reconnaissant dans les idées du FN, parce qu’il ne tient pas sa parole.

L’honneur de la parole donnée, c’est important, très important. N’est-il pas un bateau Mistral pour rappeler à quelques kilomètres de là les conséquences de la parole donnée, et non tenue ? Que ce soit la parole d’un président ou d’un petit maire comme celui de la ville de Trignac, la valeur de la parole donnée reste la même.

La parole de monsieur Pelon, c’était un projet pour Trignac, d’union des meilleures énergies, y compris celles du Front national, qu’il sollicitait. Ce travail en bonne intelligence a fait gagner sa liste face à une gauche enracinée depuis un siècle dans la terre de Trignac. Je n’ai, sur cette liste, jamais souhaité une place éligible, ni une délégation d’adjointe. Cependant, j’honorais cette délégation d’une grande rigueur professionnelle. J’ignorais que six mois plus tard, elle ferait l’objet d’un chantage : candidature électorale contre délégation d’adjointe. M’oubliant pour l’unité de cette majorité, je retirais ma candidature. Cependant, le maire me priva tout de même de ma délégation, une fois encore contre la parole donnée.

Il faudra, monsieur le maire, honorer votre parole future aux habitants de Trignac. Je ne suis pour ma part plus sûr de vous faire confiance, mais je vous demande encore la faveur de ne pas blesser les Trignacais ces cinq prochaines années comme vous m’avaient blessée ces cinq dernières semaines.

Pour ma part, je compte œuvrer, en commençant dès cet instant, par présenter ma candidature comme troisième adjointe, considérant toute l’injustice de votre décision.

Je terminerai par une citation philosophique que j’aime beaucoup, et que monsieur le maire comprendra, j’en suis sûre : « L’homme de bien ne demande rien qu’à lui-même. L’homme de peu demande aux autres. »

Je vous remercie, mes chers collègues, de votre attention.

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