Programme

AUTORITE DE L’ETAT

|| Anciens combattants

Honorer et ne pas oublier

La France et son peuple se doivent de commémorer le souvenir de tous ceux qui se sont engagés, au péril de leur vie, pour sa défense et sa liberté. Si elle se doit d’honorer ses morts, tombés au champ d’honneur, elle doit aussi apporter aide, respect et considération aux 3,6 millions d’anciens combattants encore vivants.

ANALYSE

Les Gouvernements UMP et PS méprisent depuis trop longtemps l’Histoire de France et l’idéal national. Dans ce contexte, le sort qui est aujourd’hui réservé aux anciens combattants, victimes de guerres et pupilles de la Nation, témoigne du manque évident de considération de nos gouvernants pour ceux qui se sont sacrifiés pour leur pays.

Le budget affecté aux anciens combattants est en diminution constante depuis 10 ans (-35%). En 2011 il prévoit une baisse de 100 millions d’euros, baisse qui devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2013 selon le plan triennal prévu par le Gouvernement. La première conséquence de cette volonté de diminuer sans cesse les budgets alloués à ceux qui ont risqué leur vie pour le pays est très simple : la retraite du combattant demeure ridiculement faible, 660 euros par an, c’est à dire environ 50 euros par mois !

Dans le même temps, le Haut Conseil de la mémoire combattante, présidé par le Chef de l’Etat, ne s’est plus réuni depuis 2006 – c’est-à-dire depuis que Nicolas Sarkozy en est le Président. Cela démontre le peu d’intérêt du Chef de l’Etat pour la mémoire nationale et le sens du sacrifice de nos aînés. Parallèlement, Nicolas Sarkozy tente de diluer le sens et la portée des commémorations nationales avec, à terme, l’ambition non dissimulée de remplacer les différentes dates de commémoration (8 mai, 11 novembre, etc.) par une date unique, une sorte de « Mémorial day » sur le modèle américain. Une telle proposition n’est pas digne du devoir de mémoire que nous devons à celles et ceux qui défendirent, au péril de leur vie, l’indépendance et l’unité nationales.

POSITIONS

→ Revaloriser les pensions des Anciens Combattants en allouant les crédits disponibles du fait de la baisse du nombre des bénéficiaires (22% sur 5 ans).

→ S’engager à maintenir le 11 novembre comme journée spécifiquement dédiée pour rendre hommage aux combattants, morts et mutilés de la Grande Guerre de 1914-1918.

→ Appliquer le principe d’égalité républicaine dans la reconnaissance et le traitement de tous les anciens combattants de toutes les guerres et pupilles de la Nation.

→ Reconnaitre le statut d’anciens combattants aux militaires ayant participé aux opérations extérieures (OPEX), car il n’existe aucune raison pour que leur engagement et leur dévouement ne soient pas reconnus à part entière.

→ Favoriser le souvenir de l’Armée d’Afrique, qui s’est illustrée dans la libération de la France et dans la défense de l’empire afin de faire connaître à la jeunesse de France sa diversité et ses sacrifices cimentés par une fraternité d’armes.

→ Témoigner de la reconnaissance de la communauté nationale à l’égard des Harkis et de leurs familles en rappelant les services que ceux-ci ont rendus à la France et en rattachant la cause harki au Ministère des Anciens Combattants et non plus à celui de la Ville comme c’est aujourd’hui le cas. Régler d’une manière définitive par une loi-cadre les questions patrimoniales et morales liées à l’exode des rapatriés et des Harkis ; réaffirmer notre opposition à toute commémoration du 19 mars 1962 et intervenir énergiquement auprès du gouvernement Algérien pour régler le problème des disparus.

|| Défense

Retrouver les moyens de notre indépendance

La France est l’une des cinq premières puissances diplomatiques et militaires du monde. Or, nos gouvernements ne considèrent plus la Défense nationale que sous l’angle des économies budgétaires, ou bien de la participation à des interventions multinationales souvent hasardeuses, et dans lesquelles l’intérêt national n’est pas évident. Parce qu’il ne peut y avoir de grande Nation sans grande armée, notre politique de défense se doit d’être à la hauteur de notre ambition nationale et internationale.

ANALYSE

En pourcentage du PIB, notre effort de défense n’a jamais été aussi faible. Il est passé de 3,6% à la fin des années 80 à moins de 1,6% aujourd’hui – alors même que le gouvernement multiplie les interventions extérieures, qui engagent 12 500 soldats hors de nos frontières. En 2010, il a imposé une réduction supplémentaire de 3,6 milliards, rendant impossible d’atteindre l’objectif des lois de programmation destinées à maintenir la cohérence de notre système de forces.

Il était prévu 377 milliards sur 2009-2020, il va manquer 25 milliards. Nous désarmons alors que le monde réarme de toutes parts, selon une augmentation moyenne de 6% par an des crédits militaires.

Le plan de réduction d’effectifs de 54 000 hommes sur 5 ans (17% des effectifs) limite à 10 000 hommes le contingent opérationnel pour la défense du territoire. Nombre d’équipements et matériels sont en fin de vie, nombre de soldats en fin de contrat ne sont pas reconduits au risque de nous priver d’hommes d’expérience ; les crédits affectés au maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels comme à l’entraînement des forces arrivent à un seuil critique, mettant en danger nos soldats sur le terrain.

Après 40 ans de réduction, la France franchit le seuil critique en deçà duquel l’instrument militaire ne répond plus aux objectifs pour lesquels il fut conçu, la défense de nos intérêts vitaux et pour commencer celle du territoire.

Un changement de cap est désormais impérieux.

POSITIONS

1 – Recentrer notre stratégie et assurer notre indépendance. Il faut que la France soit en mesure de défendre par elle-même ses intérêts et de garantir sa sécurité. Pour cela, il faut dénoncer la participation de la France au commandement intégré de l’OTAN.

2 –. Revenir à un effort de défense suffisant en parvenant progressivement sur cinq ans à 2% du PIB nécessaire à la pérennité des programmes, à la modernisation des matériels et au maintien des effectifs.

3 – Réaffirmer et préciser notre concept de dissuasion nucléaire, laquelle demeure le fondement de notre stratégie de défense, la garantie ultime de la sécurité et de l’indépendance nationale.

4 – Assurer en priorité la protection du territoire national et la sécurité des Français. A ce titre, les forces assurant le contrôle de nos espaces maritimes et aériens, et celles assurant la sécurité intérieure doivent bénéficier de moyens en hommes et en équipement à la hauteur de leur rôle.

5 – Organiser une Garde Nationale de 50.000 réservistes hommes et femmes, sur l’ensemble du territoire (Outre-Mer compris) et mobilisable dans un bref délai.

7 – Reconstituer les filières industrielles de la Défense, notamment en coopération avec certains partenaires européens, y compris la Russie. Un tel effort sera bénéfique pour l’économie du pays et les nombreuses entreprises du secteur.

8 – Au premier rang de nos intérêts dans le monde figure l’intégrité de nos DOM-COM dans lesquels il est légitime de maintenir une capacité de défense d’au moins un régiment par territoire.

9 – Sur le plan des matériels, les programmes en cours de modernisation des équipements seront poursuivis et de nouveaux programmes stratégiques seront lancés, en priorité dans le domaine spatial, où les compétences enviables que la France avait acquises dans les 25 premières années de la Vè République sont aujourd’hui en jachère, notamment la coopération franco-russe en ce domaine doit être relancée.

10- Face à la montée en puissance des marines asiatiques, et compte tenu de notre espace maritime (le deuxième après les Etats-Unis), un effort s’impose quant à nos bâtiments de surface, nos sous-marins d’attaque, et un deuxième porte-avions.

Au-delà de sa seule dimension militaire, la politique de la mer, sera, pour la France de demain, une priorité absolue. Les sources d’énergie, mais aussi d’alimentation du futur sont dans les mers et les océans. Les enjeux de souveraineté maritime de l’Arctique jusqu’à l’Antarctique, vont se radicaliser, d’où le caractère crucial d’une puissante flotte de guerre française. Nos territoires d’outre-mer, notre tradition de droit international, nous prédisposent à devenir une puissance de médiation dans le domaine maritime.

|| Etat fort

Bâtir l’Etat stratège

Totalement désarmée par trente d’ans d’inaction et de reculades face à la mondialisation, la France doit revenir dans le jeu des Nations.

L’emploi, la réindustrialisation du pays, l’égalité entre les Français, l’aménagement du territoire et la vitalité des services publics en dépendent.

En raison de notre histoire nationale, c’est naturellement l’Etat qui sera le fer de lance de ce réarmement de la France : un Etat fort capable d’imposer son autorité aux puissances d’argent, aux communautarismes et aux féodalités locales.

ANALYSE

L’émergence de la nation française au cours des siècles se caractérise par le rôle déterminant joué par l’Etat, un Etat fort qui a su unifier la nation, contenir les féodalités et les communautarismes, anéantir la tribalisation, aménager notre territoire et offrir progressivement à tous une éducation, des soins, une sécurité et des services publics de qualité.

Sous un double mouvement qui s’accentue depuis plusieurs décennies, par le haut et par le bas, l’Etat est aujourd’hui profondément affaibli.

La France a pourtant besoin d’un Etat fort pour assurer son réarmement face à la mondialisation. Quand l’Union européenne échoue et s’entête à suivre la mauvaise direction, quand la région est trop petite, l’Etat est en mesure de s’appuyer sur les forces vives de notre pays pour être le fer de lance de la réindustralisation et du redressement national.

Ce double mouvement d’affaiblissement de l’Etat se présente ainsi :

1. Une décentralisation non maîtrisée d’abord (lancée en 1981 et accentuée en 2004) a privé l’Etat de compétences stratégiques : transports régionaux, routes nationales, action économique notamment. Beaucoup, parmi lesquels nombre d’élus locaux, jugent que nous sommes allés trop loin dans le transfert de compétences. Cette décentralisation, c’est un creusement des inégalités entre les territoires et les Français, une complexité accrue de la décision publique, une corruption aggravée, et la reconstitution de féodalités locales dépensières au détriment d’un Etat stratège.

2. L’Union européenne ensuite, cheval de Troie de la mondialisation ultralibérale : les Traités européens imposent depuis le Traité de Maastricht le dogme de la concurrence libre et non faussée, interdisent par idéologie les aides d’Etat à nos entreprises, ainsi que toute forme de protection aux frontières internes de l’UE, mais aussi externes. En bref, toute forme de patriotisme économique.

En 2009, l’aide de 6 milliards d’euros apportée par l’Etat à Renault et PSA n’a pas pu être conditionnée au maintien des activités en France en raison des récriminations de la Commission européenne. C’est un encouragement aux délocalisations et à la destruction d’emplois en France. En 2011, cette même Commission de Bruxelles a jugé contraire aux règles européennes le projet de recapitalisation de l’entreprise Seafrance par son actionnaire la SNCF : des centaines d’emplois sont de ce fait menacés.

Ce double mouvement d’affaiblissement doit trouver face à lui une solide volonté politique. L’Etat fort vise plusieurs objectifs essentiels à la prospérité de notre pays et du peuple français :

Le respect des valeurs républicaines face aux féodalités locales et aux communautarismes.
La réindustralisation de la France, contre le chômage et les délocalisations.
L’innovation pour se projeter dans l’avenir : la coopération en matière de recherche entre acteurs du privé et du public fonctionne mal en France, et notre effort global de recherche et développement est insuffisant.
La remise sur pieds des services publics décimés par trois décennies d’idéologie ultralibérale : L’UMP et le PS ont progressivement détruit le service public en votant Traités et directives européennes qui organisent dans tous les domaines la libéralisation, et en privatisant les services publics.
L’exigence d’une concurrence loyale face aux pratiques abusives de la grande distribution, des banques et des très grands groupes.
– L’encadrement rigoureux de la finance lorsque l’intérêt général est en jeu : le puissant lobby des banques d’affaires influence beaucoup trop les décisions politiques et incite à des pratiques de corruption et de conflits d’intérêts. Ce phénomène, né aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, n’épargne pas la France.

POSITIONS

L’Etat fort est d’abord un Etat libre :

La hiérarchie des normes qui prévalait avant les dérives jurisprudentielles sera réaffirmée. La Constitution, plus largement le bloc de constitutionnalité, est la norme suprême, à laquelle doit se conformer l’intégralité du droit français et conserve sa supériorité sur les Traités internationaux.
La loi française retrouvera sa supériorité sur le droit européen dérivé (directive, règlement, etc.). Ces éléments feront l’objet d’une discussion avec nos partenaires européens dans le cadre de la renégociation nécessaire des Traités européens. La France se tiendra à sa doctrine en cas d’échec des négociations.
Le ministère des Souverainetés sera chargé de coordonner sur un plan technique la renégociation des Traités et la restauration de notre souveraineté nationale dans l’ensemble des domaines où elle a disparu.

L’Etat fort qui défend et fait respecter les valeurs républicaines :

Application ferme sur l’ensemble du territoire national de la loi de 1905 de défense de la laïcité. Cette loi ne doit pas être modifiée.
Mise en place d’un ministère de l’Intérieur, de l’Immigration et de la Laïcité
Rétablissement du principe d’égalité et de méritocratie : bannissement des pratiques de discrimination positive dans tous les secteurs de la société (école, université, entreprise, administration).
Tous les bâtiments publics de France, qu’il s’agisse des administrations centrales ou locales, devront en permanence porter le drapeau français. Le drapeau de l’Union européenne ne sera plus autorisé..

L’Etat fort, fer de lance de la réindustrialisation de la France :

Mise en place d’une Planification Stratégique de la Réindustralisation directement rattachée au Premier ministre, associant établissements universitaires et grandes écoles, filières industrielles et représentants de l’Etat. Elle organisera la réindustralisation de la France. Cette politique se fera parallèlement à la mise en place de protections raisonnables aux frontières face à la concurrence internationale déloyale (droits de douane ciblés et quotas d’importation).
Stratégie de développement économique de l’Outre-mer.
Mise en place politique de l’équivalent français du « small business act » accordant aux PME/PMI françaises une priorité d’accès aux marchés publics locaux et nationaux.

L’Etat fort pour stimuler l’innovation et la recherche :

Conditionner le crédit impôt recherche (3,2 milliards d’euros par an de dépenses fiscales) au maintien intégral par l’entreprise bénéficiaire de cette mesure des centres de recherche et développement en France.

L’Etat fort qui impose son autorité aux féodalités locales :

Baisse de 2% des dotations de l’Etat aux conseils généraux et conseils régionaux, assortie d’une interdiction législative d’augmenter les impôts locaux pour les collectivités concernées.
Transfert progressif à l’Etat des compétences relatives aux transports régionaux et à l’action économique
Suppression de la clause générale de compétence.
Suppression de l’obligation de participer à une intercommunalité et audit obligatoire des dépenses des intercommunalités par les Chambres régionales des Comptes la première année du mandat.
Rétablissement du contrôle de légalité a priori de l’Etat sur les engagements de dépense supérieurs à un pourcentage du budget annuel de la collectivité territorial qui sera défini par une loi.

L’Etat fort pour redresser nos services publics :

Arrêt de la transposition des directives de libéralisation des services publics marchands.
Contrôle intégral de la fixation des tarifs appliqués aux ménages et aux entreprises dans les secteurs stratégiques (énergie et transports notamment).
Obligation d’assurer une parfaite continuité territoriale à prix raisonnable vers l’Outre-mer.

L’Etat fort qui lutte contre les fraudes, les ententes et les abus de position dominante :

Lutte contre les fraudes commerciales (falsification des normes de sécurité, environnementales, sociales) pour assurer une concurrence loyale.
Action au niveau des centrales d’achat pour rétablir un équilibre entre le commerce indépendant et la grande distribution. Les liens d’exclusivité entre centrales d’achat et grands distributeurs seront interdits.
Fixation par la loi d’un plafond applicable au montant des frais bancaires facturés aux clients des banques (ménages et entreprises).

L’Etat fort qui met au pas la finance et la spéculation :

Séparation par la loi des banques de dépôt et des banques d’affaires.
Nationalisation, même partielle et temporaire, des banques de dépôts en difficulté.
Réorientation de la formation de nos jeunes en grandes écoles vers les métiers de l’entreprenariat et de l’industrie au détriment des métiers de la finance.
Action déterminée de la France au niveau international pour une interdiction des produits dérivés spéculatifs et une taxe mondiale sur les transactions financières.
En cas d’extrême nécessité et de risque pour les dépôts des particuliers » avant « Nationalisation, même partielle et temporaire, des banques de dépôts en difficulté.

|| Fonction publique

Une fonction publique au service de tous les Français

En France, historiquement, le développement de l’Etat a accompagné celui de la Nation. S’est ainsi constituée peu à peu, selon des modalités variables, une fonction publique de qualité, au service de l’intérêt général. Aujourd’hui encore, la grande majorité des fonctionnaires choisissent leur métier par vocation. Il convient d’assurer une plus grande justice sociale parmi les agents publics et une plus grande efficacité globale de la fonction publique. Il convient de redonner espoir à une fonction publique désorientée. Alors que des secteurs stratégiques de l’Etat ont été affaiblis par une RGPP dogmatique et mal conduite, les collectivités territoriales ont multiplié les recrutements. Cette dérive doublement coûteuse pour la France (pour ses finances publiques et le service rendu aux citoyens) doit prendre fin.

ANALYSE

Alors que les Français se tournent naturellement vers l’État en période de crise, la politique de Nicolas Sarkozy conduit à abaisser la fonction publique par le démantèlement de ses missions, y compris régaliennes, comme par la diminution arbitraire de ses effectifs.

La règle, de remplacer seulement un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est appliquée de manière aveugle tant à la fonction publique d’État qu’à la fonction publique hospitalière, alors que les collectivités territoriales continuent d’embaucher sans compter. En moyenne sur cinq ans, quand l’Etat supprimait un poste souvent très utile à la collectivité nationale, les collectivités territoriales en créaient deux. La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) a profondément désorganisé les services de l’Etat, notamment dans les territoires, sans produire les bénéfices financiers escomptés.

Trois mille postes sont supprimés chaque année depuis 2005, au sein des forces de l’ordre, aggravant l’insécurité. Dans le monde incertain dans lequel nous vivons, il est dangereux de ne pas au moins sanctuariser les effectifs des armées et des forces de l’ordre. La diminution seulement comptable du nombre d’enseignants finit par poser de graves difficultés, quand elle ne masque pas l’embauche de contractuels parfois sous-qualifiés. L’hôpital travaille à flux tendu. Malgré le dévouement du personnel soignant, la sécurité des malades s’en trouve en danger.

La décentralisation, « processus structurellement coûteux » pour reprendre les mots de Philippe Séguin alors Premier président de la Cour des Comptes, a consisté en une multiplication de chefferies, dirigées par des roitelets entourés d’une cour pléthorique.

Les régions se prennent trop souvent pour de petites républiques, se dotant de services multiples dont l’intérêt pour les citoyens suscite de légitimes questions. Une concurrence malsaine se développe sur les territoires, au détriment des agents et des usagers, perdus dans le maquis des compétences croisées. Loin de ménager l’argent des contribuables, le développement autoritaire et bureaucratique de l’intercommunalité conduit à la multiplication des postes de fonctionnaires, recrutés parfois dans des conditions douteuses alors que les maires ruraux et les conseillers municipaux, bénévoles ou chichement indemnisés, se trouvent de fait écartés.

La vie associative connaît un développement non contrôlé, permettant certes aux Français de s’impliquer dans les activités les plus diverses mais nourrissant aussi des « veaux gras » dont l’adéquation avec les attentes des Français n’est pas toujours évidente. Toutefois, le détournement de l’esprit de la loi de 1901 sur la liberté d’association conduit l’État et les collectivités territoriales à créer des structures contournant les règles tant de la comptabilité publique que de la fonction publique, sous prétexte qu’elles seraient trop rigides et qu’elles ne permettraient pas de répondre aux nécessités d’une gestion moderne. Longtemps, la cour des Comptes a dénoncé en vain ce démantèlement de la puissance publique, qui sert aussi à des objectifs peu avouables, quand il ne couvre pas des dérives répréhensibles, parfois délictueuses.

Le recrutement des agents publics par la voie du concours anonyme reste le plus juste socialement, le plus apte à éviter tout favoritisme, tout en sélectionnant les meilleurs. Le classement à l’entrée comme à la sortie de la période de formation en est le nécessaire complément. Le passage d’un fonctionnaire dans le secteur privé doit se faire dans la plus grande transparence, favorisé quand il permet un enrichissement mutuel, sans que puisse naître le moindre soupçon.

L’anémie organisée de l’Etat s’accompagne d’un effritement du sens de l’intérêt général parmi les élites administratives, et plus encore politiques. De nombreux hauts responsables agissent selon des valeurs qui ne sont plus celles du sens de l’Etat. N’ayant plus foi en leur propre pays, les dirigeants politiques ont organisé la sélection d’élites administratives qui trop souvent n’ont plus vraiment foi en l’Etat.

Nous en appelons au retour du sens de l’Etat, à l’esprit de ses grands commis, à la culture des hussards noirs de la République, à la passion du bien public qui continue d’animer la conduite de nombreux agents publics, œuvrant souvent dans la discrétion, mais avec la farouche volonté de servir l’intérêt général.

POSITIONS

Une organisation administrative stabilisée et rationalisée

– Arrêt du processus de Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) et stabilisation de l’organisation administrative de l’Etat dans les territoires durant toute la durée du quinquennat. Les sous-préfectures notamment seront préservées. L’autorité hiérarchique du préfet de région sur le préfet de département sera supprimée.

– Les ministères devront engager un effort de rationalisation organisationnel et budgétaire dans leur administration centrale. Les inspections générales interministérielles de l’Etat seront en particulier fusionnées en une seule Inspection Générale de l’Etat, qui devra assurer un statut de large autonomie à ses membres

– Modernisation de la fonction publique : à l’heure où certains services utilisent encore trop peu Internet, un effort est primordial pour rationaliser le fonctionnement des services au travers de la dématérialisation.

Justice sociale et maîtrise des finances publiques locales

– Les collectivités territoriales devront maîtriser leurs effectifs et présenter chaque année au préfet de leur département pour les plus importantes d’entre elles (régions, départements, intercommunalités et communes de plus de 10 000 habitants) un plan impératif de réduction ou de stabilisation de leurs effectifs. Les dotations de l’Etat aux départements et aux régions seront réduites de 2% dès la première année du mandat. Les effectifs de l’Etat seront dans le même temps stabilisés.

– Le gel des traitements pour tous, petits ou hauts fonctionnaires, est aussi injuste que choquant quand on connaît la faiblesse des traitements réservés au bas de la hiérarchie.

Les situations seront différenciéespar la mise en place d’un système permettant une modulation de l’évolution du point d’indice et une plus juste répartition des primes entre les ministères et dans les services concernés.

– Parallèlement afin de lutter efficacement contre le chômage des séniors et assurer un renouvellement de la fonction publique, l’objectif sur le quinquennat sera de réserver 1 embauche sur 3 dans la fonction publique aux plus de 45 ans issus du privé.

Une formation renouvelée pour revivifier le sens de l’Etat et stimuler l’ouverture

– Dans le cycle de formation des fonctionnaires des trois fonctions publiques, l’accent sera porté sur le sens de l’Etat et le patriotisme.

– L’Ecole Nationale d’Administration (ENA) veillera en particulier à recruter des hauts fonctionnaires patriotes.

– Les écoles de formation d’agents de la fonction publique devront promouvoir des stages dans le secteur privé. En parallèle, les écoles de commerce et les écoles d’ingénieurs seront incitées à proposer à leurs élèves des stages en administration.

– Gage d’indépendance, le statut de la fonction publique sera préservé, et des règles seront fixées pour éradiquer les conflits d’intérêt aux plus hauts échelons de l’administration.

|| Immigration

Stopper l’immigration, renforcer l’identité française

C’est dans le domaine de l’immigration que Nicolas Sarkozy a peut-être le plus durement trahi les Français en général et ses électeurs en particulier, en menant, à l’inverse de ses discours et de ses promesses, la politique d’immigration la plus laxiste de l’histoire de la Ve République. L’immigration est pourtant une source de coûts très importants ; elle est utilisée par le grand patronat pour peser à la baisse sur les salaires et déstabilise en profondeur notre société et ses équilibres. L’assimilation n’est plus possible dans un tel contexte d’immigration de masse. Des mesures d’ordre constitutionnel, législatif et réglementaire doivent être prises au plus vite pour stopper aussi bien l’immigration légale que clandestine. Enfin, des actions devront aussi être menées au niveau international dans le cadre de la politique de coopération.

ANALYSE

La régulation de l’immigration était l’un des axes majeurs de la campagne du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 qui prétendait vouloir mettre fin à « l’immigration subie ». Beaucoup de Français ont voté pour lui dans l’espoir qu’il mène une politique de contrôle et de réduction de l’immigration en direction de notre pays.

Force est de constater qu’il n’en a rien été. Bien au contraire : l’immigration est plus forte que jamais sous le mandat de Nicolas Sarkozy.

D’une part, l’immigration clandestine a continué de progresser car les pompes aspirantes n’ont pas été supprimées. Mise en place en 2000 sous Lionel Jospin, l’Aide Médicale d’Etat (AME), spécifiquement réservée aux migrants clandestins, a pour la première fois dépassé la barre des 600 millions d’euros dans le budget de cette année. Les crises arabes de la fin de 2010 et du début 2011 ont encore aggravé la situation, précipitant le départ de nombreux clandestins vers l’Europe. Arrivés sur l’île italienne de Lampedusa ou ailleurs, ils se dirigent pour beaucoup vers la France, sachant y trouver les avantages sociaux les plus avantageux de toute l’Europe ! L’absence de frontières dans le cadre des dramatiques accords européens de Schengen facilite cette montée continue de l’immigration clandestine.

En dépit de toutes les promesses et des déclarations musclées régulièrement entonnées dans un but purement électoraliste, l’immigration légale a augmenté fortement sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur, la France a délivré 203 000 titres de séjour en 2010, soit 28 000 de plus qu’en 2009, et 78% de plus qu’en 2000 sous Lionel Jospin (114 000). Jamais sous la Ve République la France n’avait accueilli une immigration légale aussi importante.

La progression très sensible de l’immigration professionnelle est particulièrement condamnable en pleine crise économique, alors que le chômage explose dans notre pays et que le pouvoir d’achat des salariés s’effondre. Ainsi, en 2007, l’immigration professionnelle représentait l’arrivée de 19 985 étrangers en France. Elle était de 32 132 en 2010, soit 61% d’augmentation en quelques années seulement !

Il est donc plus que temps de sortir des discours électoralistes et des promesses sans lendemain de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant et de son agence de communication la Droite Populaire.

Trois raisons principales imposent de mettre fin à l’immigration massive et incontrôlée qui frappe notre pays :

L’immigration est utilisée par les puissances d’argent et le grand patronat pour peser à la baisse sur les salaires et les droits sociaux des travailleurs français. Voulue et sans cesse réclamée par le MEDEF, la Commission européenne et les grands groupes du CAC 40, l’immigration n’est pas un projet humaniste, mais une arme au service du grand capital.
L’immigration représente un coût important pour la communauté nationale, évaluée à 70 milliards d’euros par an par le démographe et économiste Yves-Marie Laulan.
L’immigration non contrôlée est source de tensions dans une République qui ne parvient plus à assimiler les nouveaux Français. Les ghettos, les conflits inter-ethniques, les revendications communautaires et les provocations politico-religieuses sont les conséquences directes d’une immigration massive qui met à mal notre identité nationale et amène avec elle une islamisation de plus en plus visible, avec son cortège de revendications. Le communautarisme est un poison contre la cohésion nationale.

POSITIONS

– Réduction en 5 ans de l’immigration légale de 200 000 entrées par an à 10 000 entrées par an (division par 20), en privilégiant les talents qui permettront le rayonnement de notre pays et l’innovation. Modifications législatives et réglementaires du Code de l’entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) en ce sens.

– Suppression du regroupement familial.

– Réduction drastique du nombre de demandeurs d’asile admis à rester en France. Le budget de l’asile représente un coût en progression constante (+27% en 2011, à 376 millions d’euros). La France doit procéder aux révisions constitutionnelles, législatives et réglementaires pour atteindre cet objectif.

– Remise en cause des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes : la France reprendra le contrôle de ses frontières.

– Réduire la durée maximale de la carte de séjour de 10 ans actuellement à 3 ans renouvelable avec un strict contrôle des conditions d’obtention.

– Renégociation de la Convention européenne des droits de l’homme, et notamment de son article 8 qui est utilisé par les associations de promotion de l’immigration pour accroître l’immigration vers la France.

– Suppression du droit du sol et réforme en profondeur du code de la nationalité française afin que l’acquisition de la nationalité ne soit plus une simple formalité administrative : être français est un honneur. La naturalisation se mérite et doit être soumise à des conditions strictes de présence paisible et prolongée sur le territoire, en situation légale, de maitrise de la langue française et de preuve d’assimilation. Plus généralement la double nationalité ne sera plus autorisée en dehors des cas de double nationalité avec un autre pays de l’Union européenne ; les personnes concernées seront amenées à choisir entre les deux nationalités.

– Lutte contre l’immigration clandestine, qui doit être ramenée à zéro. Expulsion systématique de toute personne qui entre ou se maintient illégalement sur le territoire national. Suppression des pompes aspirantes de l’immigration clandestine, telle que l’Aide Médicale d’Etat, réservée aux migrants clandestins.

– Suppression, dans le droit français, de la possibilité de régulariser des clandestins.

– Les manifestations de clandestins ou de soutien aux clandestins seront interdites.

– Le racisme anti-Français comme motivation d’un crime ou d’un délit sera considéré comme une circonstance particulièrement aggravante et alourdira la peine encourue.

– Exécution dans leur pays d’origine des peines d’emprisonnement prononcées contre les étrangers grâce à des accords bilatéraux passés avec les pays dont sont originaires les ressortissants les plus représentés dans les statistiques françaises de la délinquance. Dans tous les cas, rétablissement des expulsions dans leur pays d’origine des étrangers condamnés pénalement.

– Application de la priorité nationale. Les entreprises se verront inciter à prioriser l’emploi, à compétences égales, des personnes ayant la nationalité française. Afin d’inciter les entreprises à respecter cette pratique de priorité nationale, une loi contraindra Pôle Emploi à proposer, toujours à compétences égales, les emplois disponibles aux demandeurs d’emploi français. Les administrations respecteront également ce principe, et la liste des emplois dits « de souveraineté » sera élargie, notamment dans les secteurs régaliens où les professions seront réservées aux personnes ayant la nationalité française. La priorité nationale doit s’appliquer à tous les Français, quelle que soit leur origine. Les étrangers qui travaillent et qui cotisent bénéficieront du fruit normal de leurs cotisations. Les étrangers en situation légale qui ne trouvent pas de travail seront incités à retourner dans leur pays au bout d’un an d’inactivité et leurs cotisations retraites leurs seront restituées sous forme de capital. La priorité nationale s’appliquera également en matière de logement social où, à situation égale, le logement sera d’abord proposé aux personnes ayant la nationalité française. Les allocations familiales seront réservées aux familles dont un parent au moins est français ou européen.

– Instauration d’un grand ministère de l’Intérieur, de l’immigration et de la laïcité afin d’assurer la cohérence et la coordination des politiques publiques dans ces trois domaines. Il publiera, chaque trimestre, les chiffres et statistiques détaillés du nombre de titres de séjour délivrés, du nombre de naturalisations octroyées et du nombre de reconduites à la frontière effectuées.

– Mise en œuvre d’une politique de coopération renforcée, notamment avec les pays d’Afrique. Les aides au développement seront subordonnées à une coopération étroite avec les autorités françaises s’agissant des flux migratoires et des procédures d’expulsion des clandestins vers leur pays d’origine.

– Réaffirmation de notre modèle républicain et de ses valeurs contre le multiculturalisme anglo-saxon. L’assimilation, via l’école notamment, doit redevenir la règle, et le communautarisme banni. La France inscrira dans sa Constitution « la République ne reconnaît aucune communauté ».

|| Justice

Pour une justice enfin efficace

La justice est le fondement de toute société. La main de justice est l’emblème du pouvoir. Comment concevoir une société civilisée sans justice ? Imaginons, ce qu’il est facile d’imaginer puisque cela devient presque une réalité, un monde où l’on volerait dans les rues, où l’on ne pourrait plus laisser sa voiture garée, où l’on se barricaderait derrière des murs d’alarmes, où la nuit on craindrait de se promener, où les pompiers seraient frappés, les policiers écrasés, tués à coups de sabre, où la loi religieuse des uns imposée aux autres, la différence des uns imposée aux autres, la vie commune serait impossible. Pour corriger cette réalité, il faut de la justice et des juges respectés, que le pouvoir ne réduit pas au statut de petits pois…

ANALYSE

Loin d’être conscients de l’importance pourtant primordiale de la bonne administration de la Justice, les gouvernements successifs ont réduit le budget à peau de chagrin : avec 7 milliards d’euros, soit 0.18% du PIB, le budget de la Justice n’est que le 37ème budget de l’Etat (sur 43 au total). Cette triste réalité place la France derrière l’Azerbaïdjan en termes d’effort consenti en matière de Justice.

Depuis la première guerre mondiale le nombre de magistrats a à peine augmenté, ce qui n’a pas été le cas de la délinquance…

Il y a en France 8355 magistrats -dont près de 500 en disponibilité- auxquels échoient quelque 4,7 millions d’affaires pénales, 2,6 millions d’affaires civiles ou commerciales ainsi que 9 millions d’amendes. Aussi notre pays compte-t-il 12 magistrats pour 100 000 habitants (50 pour la Slovénie) dont 2,9 procureurs pour 100.000 habitants (20 en Bulgarie). Une justice de pauvre fait des pauvres de justice !

Une telle situation ne peut qu’engendrer des conséquences dramatiques notamment quant à l’engorgement des tribunaux et donc aux délais de traitement des affaires. Il n’est pas acceptable que dans un pays moderne, il faille plusieurs années avant de voir évoquer devant un tribunal un dossier criminel, délictuel ou administratif, ou qu’un dossier, en matière de révision, mette un an pour aller de Draguignan à Paris…

Autre conséquence, toute aussi dramatique et contre-productive en matière de sécurité de ces trop faibles moyens alloués à la Justice : la surpopulation carcérale. La France compte en effet 56 000 places de prison disponibles pour 64 000 écroués. Une telle situation est dangereuse pour les personnels, elle est inhumaine pour les condamnés à la rétention et non à l’humiliation. Elle ne permet pas une juste et complète application des peines. Elle ruine l’idée de réparation pour la victime et entrave l’espoir d amélioration du prisonnier. Cette situation influe évidemment sur les décisions prononcées par les magistrats, poussés au laxisme par la conviction que leurs décisions ne seront pas appliquées. Ils condamnent dans le vide carcéral. La sanction n’ayant de réalité que sur le papier revêtu d’une formule exécutoire que personne n’exécute plus !

Loin de s’attaquer aux causes du mal, nos gouvernants ont préféré, depuis 2009, favoriser l’impunité de certains délinquants : les peines de moins de deux ans de prison ferme sont désormais rarement exécutées et ce sont 80 000 peines prononcées qui n’ont jamais été exécutées. Finalement, en France, on n’exécute bien que les victimes !

Mais le manque évident de moyens alloués à la Justice n’est pas le seul handicap dont souffre l’institution : la politisation des juges, le poids du syndicat de la magistrature, l’échec de l’Ecole Nationale de la Magistrature ainsi que le phénomène de plus en plus courant d’hypermédiatisation doivent amener à repenser le système.

La neutralité du juge est une des conditions de la confiance que le justiciable peut avoir en lui, ni juge de droite, ni juge de gauche, mais juge de justice ! La fonction hautement symbolique de la justice ne peut s’acoquiner avec l’engagement politique partisan.

Enfin, la situation spécifique des mineurs est extrêmement préoccupante : les lois ne sont plus adaptées à une délinquance qui commence de plus en plus tôt et il convient aujourd’hui d’apporter rapidement une réponse aux premiers actes violents afin que ceux–ci ne servent pas demain de terreaux à une violence plus brutale. On doit tout faire pour que le petit délinquant ne devienne pas grand. Dans ce cadre des solutions spécifiques, visant notamment à responsabiliser les parents ou à extraire le jeune de son milieu de vie, doivent rapidement être mises en œuvre.

POSITIONS

→ Le budget de la Justice sera revalorisé de 25% en cinq ans : il est impératif de donner les moyens à la Justice de ses missions. La France doit rattraper son retard vis-à-vis de ses voisins, comme l’Allemagne et le Royaume-Uni.

→ En conséquence, le nombre de magistrats sera revu à la hausse afin de rendre la Justice plus rapide, et donc plus juste. La France doit viser le ratio de 20 magistrats pour 100 000 habitants en 2017, contre 12 pour 100 000 aujourd’hui.

→ Le rattachement de l’administration pénitentiaire au ministère de la Justice sera sanctuarisé, dans un objectif de cohérence

→ Un vaste plan carcéral sera adopté afin de créer, dans les plus brefs délais, 40 000 nouvelles places de prison. Il s’agit là d’une mesure de bonne administration, d’un impératif humanitaire, mais aussi d’un préalable à toute politique d’application des peines. Avec 40 000 places de prison supplémentaires, la France se placera dans la moyenne européenne.

→ Faire évoluer la formation et le parcours des magistrats en remplaçant l’Ecole Nationale de la Magistrature par une filière universitaire des carrières judiciaires, formation commune aux avocats et aux magistrats proposant une spécialisation en fin de cursus. Au cours de cette formation, les élèves devront réaliser une série de stages en lien permanent avec le monde judiciaire et le monde carcéral, multipliant les passerelles entre les différents métiers du droit.

→ Assurer l’application des peines de prison en supprimant les remises automatiques de peine.

→ Redresser le taux d’élucidation des affaires en réformant la garde à vue : la réforme Sarkozy de la garde à vue est un échec selon tous les acteurs du monde judiciaire : elle a entraîné un surcroît de formalisme et un recul de l’efficacité de l’enquête ; le taux d’élucidation est en baisse.

Cette réforme sera retirée et remplacée par un système soucieux d’équilibrer droits des victimes et des mis en cause. Afin d’assurer le contrôle des gardes à vue, il sera créé un corps de contrôleurs des droits civiques, confié à des citoyens retraités, ayant servi dans les professions judiciaires, volontaires, habilités, sur demande des avocats des parties, à vérifier les bonnes conditions de la garde à vue.

→ Les enquêtes seront facilitées, rendues moins onéreuses et donc plus efficaces par l’obligation qui sera faite aux entreprises de vidéo-surveillance de communiquer gratuitement les images pouvant intéresser l’enquête

→ Garantir l’indépendance et la neutralité de la Magistrature : suppression du droit d’être syndiqué, de la possibilité de s’engager politiquement ou d’être candidat, d’écrire ou de témoigner au sujet d’une quelconque affaire ayant trait à leur fonction. Il est, en effet, intolérable qu’un magistrat puisse raconter son enquête. Elle ne lui appartient pas, elle appartient d’abord à la souffrance des victimes et ensuite à la personne du mis en cause.

→ Réserver un traitement énergique et efficace à la délinquance des mineurs : la responsabilité pénale sera accrue pour tous les mineurs de plus de 13 ans, le traitement des dossiers les concernant sera accéléré et les aides sociales aux parents d’enfants récidivistes seront supprimées, sous réserve de la preuve de leur carence.

→ Redonner une vraie place à la victime dans le processus judiciaire :

La présence des victimes dans les commissions de décision de remise en liberté conditionnelle sera prévue et obligatoire
L’accent sera porté sur l’application réelle des mesures de réparation
Un corps d’agent d’accompagnement sera créé afin d’accueillir les victimes et de les accompagner tout au long du procès. Les associations subventionnées seront mises à contribution.
La responsabilité personnelle des magistrats en cas d’erreur judiciaire, ou de faute, pourra être engagée, sur le fondement de l’article 1382 du code civil, nonobstant les poursuites disciplinaires. Le droit de la responsabilité des juges sera tiré du corpus jurisprudentiel, élaboré par les juges eux-mêmes, au sujet de la responsabilité des avocats. Cela étant leur œuvre ils ne peuvent que se féliciter de le voir appliquer à leurs propres responsabilités. Afin d’éviter le risque de corporatisme, il faudra transférer au tribunal administratif le soin de juger exceptionnellement ces affaires de responsabilités de magistrats.
Création de tribunaux pénaux de proximité pour traiter les amendes de 5ème catégorie et les délits
→ Assurer le renvoi chez eux des délinquants étrangers condamnés :des accords bilatéraux seront passés avec les pays étrangers dont les ressortissants sont les plus représentés dans les statistiques françaises de la délinquance (Afrique du Nord, Turquie, Europe de l’Est) afin que l’application de la peine s’effectue dans le pays d’origine.

→ Confier à un jury de cour d’assise, après un vrai procès, le soin d’accorder ou pas la libération conditionnelle pour les condamnés à des peines de réclusion criminelle assorties de période de sûreté.

→ Soumettre la correctionnalisation des affaires criminelles à des conditions strictes.

→ Renforcer le secret de l’instruction notamment en interdisant que le nom du juge en charge de l’affaire soit cité jusqu’à la fin de l’instruction, ce afin de renforcer son indépendance à l’égard de l’opinion publique et de préserver sa sérénité.

→ Organiser un système de nullité de procédure qui n’entraine la libération d’un accusé qu’à la condition que la nullité soit de nature à apporter atteinte à la vérité des faits, à la bonne marche de la manifestation de la vérité.

→ Organiser le principe de l’inamovibilité des membres du parquet à fin d’assurer leur indépendance.

|| Sécurité

La sécurité, première des libertés

Première des libertés, la sécurité n’est plus assurée dans notre pays. Au-delà des discours et des promesses, la gauche comme la droite sont en échec complet face aux violences, et restent prisonnières de leurs dogmes et choix absurdes : laxisme, victimisation des coupables, désengagement de l’Etat, affaiblissement moral et matériel de nos capacités de maintien de l’ordre.

C’est un changement de cap qu’attendent les Français, fondé sur une prise en compte de leurs souffrances et une réponse réelle et déterminée contre les voyous et les délinquants.

ANALYSE

Depuis 20 ans, les gouvernements de gauche comme de droite qui se sont succédé ont instrumentalisé à tous les niveaux l’insécurité.

La droite, en promettant toujours plus de lutte contre l’insécurité, criant à qui veut l’entendre l’éradication des racailles au Karcher dans les cités.

La gauche, en promettant toujours plus de subventions pour les quartiers, se drapant ainsi dans une posture humaniste qui n’a d’humaniste que l’apparence, puisqu’elle déshumanise la victime, au profit de choix qui relèvent de la posture idéologique.

Augmentation des vols à main armé, des violences contre les personnes, nocivité et violence des bandes et des gangs toujours plus enracinés dans des quartiers hors contrôle qui sont leurs fiefs : pourquoi l’UMPS a lamentablement échoué dans la lutte contre l’insécurité ?

Parce qu’ils ont mis en place des politiques propre à lutter contre le sentiment d’insécurité et non contre l’insécurité, dans une course effrénée aux effets d’annonce, qui confine à de la publicité mensongère. On ne dénoncera jamais suffisamment l’immense solitude judiciaire des victimes !

Dans la continuité de son bilan de ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a lourdement échoué sur la question de l’insécurité depuis 2007. Les discours musclés, l’utilisation à des fins électoralistes des déclarations tonitruantes de la « Droite populaire » et la succession de promesses non tenues ne peuvent masquer l’étendue de l’échec : la France vit chaque année dans une insécurité croissante.

L’insécurité est un fléau pour le peuple français à deux niveaux :

Elle crée des drames dans les vies et les familles. Une agression, même nommée « incivilité » selon une dérive sémantique très révélatrice d’un état d’esprit laxiste au plus haut niveau de l’Etat, est toujours traumatisante.
Elle a un coût immense pour la collectivité nationale, évaluée à 115 milliards d’euros par an selon l’étude réalisée par le professeur et économiste Jacques Bichot, soit plus de 5% du PIB de la France.
Les violences aux personnes n’ont eu de cesse d’augmenter (+45% depuis 2002). Les rapports annuels de l’Observatoire national de la délinquance révèlent que ce type de violences concerne cinq fois plus de personnes que ne le disent les chiffres du ministère de l’Intérieur : 1 200 000 par an, et non 250 000.

Selon les données officielles, les violences physiques crapuleuses ont bondi de 5,7% en 2009 puis de 7,4% en 2010.

Au-delà même des chiffres, les Français constatent chaque jour la multiplication des événements ultra-violents tels que les émeutes, les règlements de compte ou les assassinats sauvages, sans compter les agressions gratuites, expression à elle seule d’un état de violence ambiant, fruit d’une instabilité existentielle, lié au présentisme, dénoncé par tous les criminologues, dont la preuve évidente ressort des violences dites scolaires.

Les zones de non-droit, où les forces de l’ordre ne vont plus ou hésitent à pénétrer, se multiplient : il y a officiellement en France 752 « Zones urbaines sensibles ». L’expression désormais consacrée de zones de non droit constitue l’aveu d’un échec de l’Etat dans l’application républicaine et élémentaire du droit. Un Etat où le droit ne s’applique pas est un Etat sans chef d’Etat

Déjà en mars 2002, Olivier Foll, inspecteur général de la police nationale, indiquait : « Il y a 834 zones de non-droit sur notre territoire. 834 ghettos dans lesquels la hiérarchie administrative recommande aux forces de l’ordre de ne plus intervenir de manière à ne pas provoquer de remous ». La peur du gendarme est remplacée par la peur des « remous » !

Les campagnes autrefois épargnées n’échappent plus à la montée des violences, en témoigne le doublement en dix ans du nombre de gendarmes blessés en service.

Face à cette flambée de l’insécurité, qui trouve en grande partie son origine dans la hausse continue de l’immigration vers la France, de l’échec d’une assimilation, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a fait des choix irresponsables et néfastes : effets d’annonce permanents, vote de multiples lois publicitaires jamais appliquées après chaque fait divers médiatisé, et surtout, l’affaiblissement de nos capacités de maintien et de rétablissement de l’ordre.

On assiste à l’échec de l’intégration des Français de 2°, 3° et 4° générations suite à une immigration massive et incontrôlée voulue par les gouvernements de la Ve République sous le haut patronage du MEDEF qui voyait dans cette immigration la possibilité de baisser les salaires.

Ainsi, depuis 2005, 19 000 postes de policiers et de gendarmes ont été supprimés, un record sous la Ve République. Claude Guéant a annoncé la réduction de 3000 postes supplémentaires en 2012. 10% des escadrons de gendarmerie mobile ont déjà été dissous, alors que le même sort est réservé aux compagnies de CRS.

Les policiers et les gendarmes se sentent largement abandonnés, et l’Etat tend de plus en plus à adopter une vision purement comptable en se défaussant sur des sociétés privées de sécurité. Cette privatisation progressive et sournoise de notre sécurité accroît les inégalités entre les Français, entre les territoires, et tend à affaiblir encore davantage l’Etat dans ses missions régaliennes.

POSITIONS

Stopper les flux migratoires vers la France

– La carte de l’insécurité recoupe largement celle de l’immigration : il faut donc agir en amont (voir « immigration »)

Politique de tolérance zéro sur l’ensemble du territoire national

Il convient de mener une répression sévère contre les attaques organisées visant les forces de l’ordre, les secours ou les pompiers. Il faut démanteler les réseaux du banditisme, des « grands frères » et des caïds et exercer une pression policière sur les bassins de criminalité pour reprendre le terrain et développer une vraie politique de renseignements aujourd’hui réservée à la lutte anti-terroriste.

Mise en place de l’injonction civile, qui signifie l’interdiction prononcée par la Justice de pénétrer dans des territoires définis pendant une certaine période de temps après avoir purgé sa peine. Physiquement écartés des quartiers qu’ils connaissent bien, où ils ont leurs habitudes de trafics, où ils commettent toutes sortes de violences, où ils ont leurs complices de vice, les voyous seront nettement moins en capacité de nuire. Pénétrer dans le territoire interdit signifiera, pour le délinquant, un retour immédiat en prison. Des mesures judiciaires d’interdiction de territoire (sur un département par exemple) devront également être mises en œuvre.

Tolérance zéro contre les violences scolaires

Il est nécessaire d’accentuer les peines contre les élèves ou parents d’élèves coupables d’agression verbale ou physique contre un enseignant

Rétablissement de la peine de mort ou instauration de la réclusion criminelle à perpétuité réelle

L’alternative entre ces deux possibilités pour renforcer notre arsenal pénal, sera proposée aux Français par référendum. La réclusion à perpétuité aurait un caractère définitif et irréversible, le criminel se trouverait sans possibilité de sortir un jour de prison.

Lutter contre la drogue et les dealers

Il faut refuser toute dépénalisation des drogues et accentuer la répression contre les trafiquants mais aussi contre les consommateurs. On ne démantèlera pas les trafics sans affaiblir la base de la pyramide par des contrôles renforcés aux frontières pour éviter l’importation de stupéfiants sur le territoire national. Les consommateurs de stupéfiants doivent être soumis à une obligation de soins. Il faut faciliter aussi le travail de la police et de la Justice (interception de conversations téléphoniques et de courriels dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants, possibilité de rémunération des indicateurs, etc.)

Sanctions renforcées contre les délinquants récidivistes

Plus aucune prestation sociale (aides, logements, RSA, etc.) ne doit être versée aux récidivistes délinquants ou criminels justiciables d’une peine de un an de prison ou plus.

Reconstitution en cinq ans des effectifs de police et de gendarmerie supprimés depuis 2005
Les moyens matériels de la police et de la gendarmerie (armes, véhicules, télécommunications,…) doivent être améliorés. Il convient de stopper la fermeture des brigades de gendarmerie et des commissariats de police et de reconstituer en cinq ans les unités EGM et CRS dissoutes.

– Mise en place d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre concernant l’exercice de leurs fonctions sur le modèle de la gendarmerie nationale. Les policiers et gendarmes sont trop souvent injustement attaqués et dénigrés en lieu et place des auteurs de méfaits

– Garantir le statut militaire de la gendarmerie et organiser son retour progressif dans le périmètre du ministère de la Défense

– Les services de renseignements de l’État mèneront des enquêtes sur l’ensemble du territoire national afin d’identifier les prédicateurs religieux défendant des thèses politiques extrémistes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ou de menacer la laïcité.

– Aggraver les peines pour les personnes coupables de violences verbales ou physiques contre un représentant de l’autorité de l’Etat et mettre en place une amende forfaitaire contraventionnelle de 1500 euros pour les outrages à agents de la force publique.

– Doubler les effectifs des brigades anti-criminalité. Mettre des policiers en civils dans la rue pour lutter contre l’insécurité et non contre le sentiment d’insécurité.

|| Services publics

Le Service Public, un outil au service de l’égalité

Les services publics sont un patrimoine de première importance auquel les Français sont très légitimement attachés. L’un des plus grands crimes commis par les gouvernements UMP et PS successifs consiste à avoir méthodiquement travaillé à démanteler ce trésor national, en particulier dans les zones rurales. Les services publics sont un vecteur essentiel de l’égalité entre les citoyens. Le redressement des services publics constitue donc un axe essentiel du projet présidentiel, et s’inscrit en cohérence avec la restauration d’un Etat fort, partout sur le territoire.

ANALYSE

La libéralisation et la privatisation des services publicsL’UMP et plus encore le PS, nous parlent régulièrement des services publics, qu’ils prétendent vouloir protéger. Ces deux partis, successivement au pouvoir ces dernières décennies, ont pourtant porté un coup très grave aux services publics français à travers deux mouvements qui se poursuivent aujourd’hui : en soutenant « la concurrence libre et non faussée » et donc la libéralisation des services publics, conséquence des Traités européens et des directives qui en découlent ; en privatisant les entreprises de service public dans tous les secteurs. Il faut noter que les gouvernements de gauche ont autant contribué à ce double mouvement de libéralisation et de privatisation que les gouvernements de droite (le gouvernement Jospin a ainsi privatisé Air France, France Télécom, et des autoroutes).
Les conséquences néfastes de ce mouvement : une hausse des tarifsCes évolutions ont plusieurs conséquences néfastes.Le consommateur d’abord, n’a en rien profité de cette évolution, au contraire. L’accaparement des secteurs rentables par le privé et les nombreuses ententes (constitution d’oligopoles), comme dans la téléphonie par exemple, souvent dénoncées mais jamais cassées, ont empêché la baisse promise des tarifs. La qualité du service s’est fortement dégradée. La nouvelle complexité des offres tarifaires a nui aux capacités d’arbitrage de consommateurs aujourd’hui désemparés. L’exemple de la téléphonie est à cet égard frappant (ententes entre les principaux opérateurs, coûts élevés pour le consommateur), de même que celui du renseignement téléphonique (l’offre qui a remplacé l’ancien numéro 12 est désormais illisible, très coûteuse et de surcroît délocalisée). En ce qui concerne l’électricité, la scandaleuse loi NOME accroît artificiellement les tarifs alors que l’énergie nucléaire permet une production à bas coût (les prix de l’électricité ont ainsi crû de 9,3% en 2 ans, et rappelons que ceux du gaz ont augmenté de 60% en 6 ans).
La rupture du principe d’égalitéAussi grave, la libéralisation des services publics telle qu’envisagée par l’Union européenne et appliquée en France porte atteinte au principe fondamental de l’égalité des citoyens devant les services publics, en particulier dans les zones rurales, les premières touchées. La libéralisation envisagée du transport ferroviaire de voyageurs, après celle du fret, contribuera à la fermeture des lignes SNCF non rentables. La libéralisation du service postal d’acheminement du courrier a déjà produit des effets délétères dans d’autres pays européens. Ainsi, depuis 2007 en Espagne, la société Correos ne distribue plus le courrier aux habitations situées à plus de 250 mètres d’une voie principale. Combien de Français, souvent âgés, vivant à la campagne devront faire des kilomètres chaque jour pour relever leur boîte postale si la France connaît la même évolution ?
Le désengagement de l’Etat de tous les services publicsA la problématique européenne de libéralisation des services publics s’ajoute celle du désengagement progressif de l’Etat dans les services publics régaliens (défense, police et gendarmerie, justice), mais aussi dans les services publics de la santé, de l’éducation, de la petite enfance. Ces problématiques particulières font l’objet d’un traitement dans les parties du projet qui leur sont spécifiquement consacrées, mais elles aggravent les problèmes ici dénoncés. Il en va de même concernant la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui a considérablement désorganisé et affaibli les services déconcentrés de l’Etat.
L’Etat fort, garant des services publicsPour répondre à tous ces défis, l’Etat doit retrouver une capacité de définition stratégique de la politique de la Nation en matière de services publics et d’aménagement du territoire, s’agissant notamment de l’énergie, de l’eau, des transports publics, des télécommunications et des services postaux.

POSITIONS

Modernisation et rationalisation des services publics.
Un effort d’organisation et d’efficacité sera mené pour moderniser et rationaliser le fonctionnement des services publics marchands.
L’interruption des processus de libéralisation
Une renégociation des Traités européens sur la question des services publics mettra fin au dogme de « la concurrence libre et non faussée», et à l’obligation de libéralisation des services publics.
Dans l’immédiat, l’application des directives européennes de libéralisation des services publics sera gelée, s’agissant en particulier du transport ferroviaire et des services postaux.
La sanctuarisation des participations publiquesLes participations actuelles de l’Etat dans les grandes entreprises de service public seront sanctuarisées. Les ouvertures de capital et privatisations d’entreprises de service public seront donc empêchées. Les collectivités territoriales seront incitées à en faire de même à leur niveau.
La Poste sera de nouveau un établissement public de l’Etat.
La garantie de la continuité territoriale
L’Etat veillera au respect scrupuleux du principe de continuité territoriale, qui veut qu’aucune zone du territoire national n’échappe au service public, dans tous les secteurs (transports, énergie, poste, télécommunications notamment.).Les opérateurs privés en charge de missions de service public, notamment dans la téléphonie et l’accès au numérique, verront leur cahier des charges durci pour assurer l’égalité de tous devant le service public, en particulier en zone rurale et en Outre-mer.
Les services publics garants du pouvoir d’achat
Dans le cadre de la politique menée en faveur du pouvoir d’achat, les ententes illicites entre opérateurs privés seront pénalement sanctionnées, notamment dans les télécommunications ; des tarifs plafond seront décidés par l’Etat et imposés à tous les opérateurs des transports publics locaux ; les tarifs de l’électricité et du gaz seront directement réglementés par l’Etat et la loi NOME abrogée.
La remunicipalisation de l’eau
S’agissant du service public de l’eau, l’Etat encouragera les collectivités locales à maîtriser les processus de captation, production et traitement de l’eau, via notamment, lorsque la situation financière de la collectivité le permettra, une remunicipalisation du service public de l’eau.

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