La nouvelle carte scolaire : l’injustice qui vient ?

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Communiqué de presse d’Élisa Leblanc, conseillère municipale de Mauves-sur-Loire, responsable du FN de la cinquième circonscription de la Loire-Atlantique


La nouvelle carte scolaire prévoit pour la rentrée 2018 plus d’une quarantaine de fermetures de classes dans notre département, contre cinq l’année précédente. Sur les soixante-quatre nouveaux postes attribués, quasiment tous sont affectés au dédoublement des classes de CP et CE1, et ce pour la grande majorité dans les zones d’éducation prioritaire (ZEP).

Malgré une hausse démographique et une dotation positive des postes d’enseignement, les écoles ordinaires, rurales notamment, payent le prix fort de cette carte scolaire, avec pour conséquence une augmentation des effectifs dans les autres niveaux et des fermetures de classes. Quand on sait qu’au niveau national, 53 % des classes en primaire et 27 % en élémentaire sont surchargées, qu’en moyenne le nombre d’élèves par classe est supérieur de 1,7 point par rapports aux autres pays membres de l’OCDE, soit cinq élèves de plus par classe, on ne peut que s’interroger sur les soit-disant bienfaits de cette politique éducative du Gouvernement.

Depuis près de dix ans, les effectifs de classes ne cessent d’augmenter, avec pour résultat un niveau des élèves français qui ne cesse de baisser. Le ministre de l’Éducation nationale s’appuie uniquement, comme en 2008, sur les fondamentaux pour régler ce problème. Celui-ci oublie que la taille des classes est un des leviers de la réussite scolaire.

À ce titre, le Front national (FN) de la Loire-Atlantique s’oppose fortement à ces fermetures, soutient les parents d’élèves et les associations qui tentent de sauver le droit à une éducation égalitaire pour tous les enfants, et dénonce la venue d’une fracture sociale entre écoles des villes et celles des champs.

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