Saint-Nazaire : le Front national crée un «Front syndical»

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Article de Breizh-info du 5 juillet 2016

Le 2 juillet se tenait à Penhoët la 3ème Fête de l’industrie organisée par le Front national. A cette occasion, Jean- Claude Blanchard, secrétaire de section du FN, conseiller municipal de Saint-Nazaire et conseiller régional, a annoncé la création du « Front syndical nazairien ».

Pour l’ancien soudeur aux chantiers de l’atlantique, celui-ci n’aura pas vocation à se substituer aux confédérations syndicales existantes et encore moins à devenir un syndicat de plus. Il ne s’agira nullement d’un « syndicat-FN » mais d’un cercle de réflexion et d’action au service des salariés du public et du privé, quelles que soient leur appartenance syndicale. « Franchissons enfin les portiques, allons au cœur des entreprises et des usines » devait déclarer Jean-Claude Blanchard ajoutant que le Front syndical prônera un syndicalisme du quotidien et du réel, représentatif et patriote. En septembre prochain il présentera dans le cadre d’une première réunion sa structure et son programme local de défense des salariés.

La Fête de l’industrie avait pour invité d’honneur Gilles Lebreton, un des plus actifs députés européens du FN, membre du groupe ENL « Europe des nations et des libertés » et très engagé dans la défense de l’industrie française.

Sans surprise, le parlementaire a évoqué en premier lieu le succès du « Brexit », se félicitant du départ de la Grande Bretagne de l’Union européenne. Selon lui dans 10 mois les Britanniques s’apercevront que cela n’est pas une catastrophe pour leur pays, ajoutant que « le Brexit est viable ». Pour Gilles Lebreton l’union européenne est « une oligarchie au service des puissants et des lobbies et non des peuples ». Il plaide pour l’Europe des nations, pour de nouvelles relations entre les États européens qui ne seraient pas un repli sur eux-mêmes, mais dans un cadre librement consenti. Sur ce sujet il considère que le programme présidentiel de Marine Le Pen en 2012 est toujours d’actualité, la Commission européenne doit disparaître et être remplacée par un secrétariat permanent. Les parlements nationaux doivent retrouver leur primauté.

Il s’est aussi réjoui de l’annulation des résultats de l’élection présidentielle autrichienne qui aurait dû voir la victoire du candidat du FPÖ, un des plus proches alliés du FN au sein de l’ENL. Pour Gilles Lebreton : « nos adversaires sont prêts à truquer le résultat des élections démocratiques quand il ne va pas dans leur sens. » avant d’ajouter : « ils ont violé la démocratie en ne respectant pas la volonté du peuple ».

Pour le parlementaire, l’Union européenne va continuer à fonctionnement à fonctionner comme si rien n’était après le départ de la Grande Bretagne, mais elle est consciente de son impopularité grandissante. Ainsi elle va tenter de sauver le système de plus en plus contesté des travailleurs détachés en instaurant une sorte d’équivalence des salaires sans toucher aux charges sociales qui continueront à être payées dans le pays d’origine du travailleur. « C’est un leurre », affirme-t-il.

Selon l’élu FN, la Commission européenne va chercher aussi à sauver tout en les renforçant les accords de Schengen sur la libre circulation en Europe en créant une nouvelle agence Frontex avec des gardes frontières européens principalement affectés dans des pays débordés par l’afflux de migrants clandestins comme la Grèce. Mais, affirme-t-il, rien ne pourra être fait d’efficace sans le rétablissement des frontières nationales : « Schengen est un système qui ne peut plus être sauvé ».

Le député européen est aussi en première ligne contre le projet de traité transatlantique, le fameux TAFTA « priorité de Juncker et d’Obama ». Membre d’un groupe de huit parlementaires de la Commission des affaires juridiques qui se sont rendus à Washington, il a constaté avec quelle obstination les Américains voulaient faire disparaître les appellations d’origine protégées en agriculture considérant que les seules marques suffisaient. Seuls 8 pays européens sont attachés à ces appellations, tandis que l’Allemagne ne dit rien sur ce sujet. La fin des négociations sur le TAFTA était prévue pour fin 2016, c’est impossible. Manuel Valls semble de changer de position à son sujet.

Gilles Lebreton s’interroge : « Peut-être va-t- on vers la victoire ? ». Il pense que les partisans du traité sont affaiblis compte tenu de la totale impopularité de ce projet. Mais, selon lui, les discours des socialistes et des Républicains ne correspondent pas à leurs votes au parlement et ils font preuve « d’une duplicité totale ». Il ajoute que: « la division droite gauche n’existe plus car les socialistes sont acquis à l’ultralibéralisme, l’opposition est désormais entre les patriotes et les mondialistes ».

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