Saint-Nazaire : le Front national est dans son rôle lorsqu’il rend hommage aux déportés

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Communiqué de presse de Gauthier Bouchet, conseiller municipal de Saint-Nazaire

Comme chaque année depuis 2015, des représentants du Front national (FN) ont pris part ce dimanche matin à la cérémonie d’hommage aux déportés de la Deuxième guerre mondiale, près de l’Hôtel de ville de Saint-Nazaire. Aux côtés de mon camarade Laurent Vallée, je représentais cette année notre mouvement, invité depuis des semaines par la Mairie en qualité de conseiller municipal. J’étais donc dans mon rôle, en participant avec mon ami à cette cérémonie.

Sans surprise, tout comme l’année précédente, immédiatement après mon arrivée, j’ai fait le constat de l’hostilité de représentants de certaines associations de déportés, jugeant ma présence comme indésirable. J’ai constaté le caractère politique de cette hostilité : invectives, puis menaces, et insultes, sous le regard complaisant des élus de la majorité et, d’ailleurs, avec le soutien explicite de Vincent Séguéla, l’un des adjoints du maire, David Samzun. Pendant ce temps, une délégation communiste déployait une banderole, me déniant le droit de célébrer la mémoire des déportés et m’appelant à « dégager », tout en refusant le débat que je voulais engager avec eux, au terme de la cérémonie. Par ailleurs, le protocole s’autorisait quelques écarts, en permettant la participation dans le carré des élus de Dennis Octor, non élu mais jeune protégé du Parti radical de gauche, en quête de députation…

Je réprouve l’attitude de certaines associations de déportés, qui, prétendant combattre l’exclusion dont ils furent les victimes, la réitèrent en fait contre les représentants du peuple.

Fils d’une mère juive née durant la Deuxième guerre mondiale, en avril 1943, dont les parents furent déchus de la nationalité française par abrogation du décret Crémieux – décidée par les prédécesseurs socialistes de David Samzun – je refuse par ailleurs, de près ou de loin, d’être assimilé en aucune façon, à un antisémite. Dans le même temps, je fais mienne cette déclaration récente d’Alain Finkielkraut : « On ne peut pas faire de l’extermination des juifs un argument de campagne. »

Élu du peuple, je suis partout chez moi en France, je suis partout chez moi à Saint-Nazaire. J’ai toute ma place dans toute cérémonie où je suis invité, avec mes collègues élus et mes camarades militants. Cela vaut également pour la cérémonie annuelle de souvenir de la déportation, à laquelle je m’honore de participer chaque année.

J’ajoute en conclusion que, n’ayant pas souhaité faire de peine à une déportée présente, laquelle demandait à ce que moi et mon ami partent de l’Hôtel de ville, où se terminait la cérémonie, je me suis décidé, après une demi-heure de présence, de me retirer. Ce retrait, par respect, ne doit tromper personne, et ne sera pas réitéré d’ailleurs, tant il a été aujourd’hui prouvé que la Mairie en faisait une exploitation politicienne. Le Front national sera de retour en 2018 à cette cérémonie d’hommage aux déportés, plus nombreux d’ailleurs.

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