Sur l’autoroute de la Mer Montoir-Gijón

Tribune du Rassemblement Bleu Marine (RBM) de Saint-Nazaire

L’annonce, ces derniers jours, du possible rétablissement de la liaison entre Montoir-de-Bretagne et Gijón, en Espagne, dans le cadre de l’autoroute de la Mer, nous satisfait à plus d’un titre. Enfin, le gouvernement se résout à une action sensée sur cette question, cessant de dégrader Saint-Nazaire et son bassin économique, comme il le faisait depuis un an !

Au-delà, cette majorité socialiste qui est partout, depuis le sommet de l’État et l’Assemblée nationale, jusqu’au conseil municipal de Saint-Nazaire, en passant par la CARENE, les conseils départemental et régional, montre avec son revirement à 180 degrés concernant l’autoroute de la Mer, que faute d’idées, elle est intellectuellement à la remorque du Front national (qu’elle combat d’ailleurs…) Tout comme en juin dernier avec la problématique de la vidéo-surveillance à Saint-Nazaire, la majorité se rallie aux positions du FN, certes avec le temps qu’il faut…

Sur l’autoroute de la Mer, les choses semblaient entendues. Il y a un an, l’annonce brutale de sa suppression avait frappé pour son motif : pas assez de rentabilité malgré les aides européennes, faisait alors savoir le gouvernement. Le FN nazairien condamnait alors pour sa part cette fermeture, le 20 septembre 2014, arguant que « L’État n’[avait] pas fait son travail, pour ne rien dire, à la rigueur, de l’Union européenne, toujours plus prompte à recevoir qu’à donner ! » Mais nous n’étions pas entendus.

Le 30 janvier 2015, en séance du conseil municipal, nous revenions lors du débat d’orientation budgétaire sur cette décision contestable, remarquant le premier revirement des socialistes : « En septembre dernier, l’autoroute de la Mer était fermée du jour au lendemain, faute d’une rentabilité suffisante, nous disait-on. Mais mi-janvier, il y a quelques jours, monsieur Clergeau, en course pour la présidence du conseil régional, affirmait toutefois que « La Région prendra une part active pour garantir sa pérennité. » »

L’abandon des autres partis fut si grand que nous étions les seuls à évoquer la question de l’autoroute de la Mer lors de la campagne des élections départementales. Le 7 février dernier à La Baule-Escoublac, nous mettions une fois encore en avant les contradictions socialistes : « L’autoroute de la Mer [a] été fermée, on ne sait pas trop pourquoi — on nous dit que ce n’est pas rentable — mais les socialistes, maintenant, sont en train de dire « Somme toute, il faudrait peut-être la rouvrir… » »

Une ligne d’un intérêt économique aussi évident que l’autoroute de la Mer, avec ses tarifs avantageux et ses nombreuses rotations, ne peut devenir l’otage des socialistes, de leurs hésitations et revirements successifs. Les élections régionales à venir, au prétexte des ambitions de monsieur Clergeau, ne doivent pas devenir un théâtre continuel, où les positions d’hier sont cachées par les promesses d’aujourd’hui.

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