Sur la crise de l’élevage

Communiqué de presse de Pascal Gannat, candidat tête de liste du Rassemblement Bleu Marine (RBM) aux élections régionales dans les Pays de la Loire

La crise sans précédent que traverse l’élevage pousse 25000 exploitations à la faillite, et menace plus de 40000 emplois. En lançant un appel à la grande distribution afin qu’elle relève les prix payés aux éleveurs, François Hollande acte l’échec de son gouvernement en matière de politique agricole, et se contente d’une communication pathétique. Dans la droite ligne des mesurettes annoncées ces dernières semaines par son ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, François Hollande démontre une fois de plus sa soumission absolue à l’ultra-libéralisme imposé par Bruxelles et son incapacité à agir en dehors de ce carcan.

Le Front national dénonce de longue date les causes profondes de la crise de l’élevage, qu’il s’agisse de la toute puissance de la grande distribution, des faiblesses dramatiques d’une PAC 2014-2020 totalement dérégulée ou du dumping institutionnalisé entre pays membres de l’Union européenne. À ces causes profondes vient s’ajouter l’embargo russe, provoqué par Bruxelles, mais intégralement payé par les agriculteurs. Face au fanatisme ultra-libéral de Bruxelles et de ses vassaux de l’RPS, le Front national entend re-nationaliser la politique agricole, mais également mieux encadrer les pratiques commerciales et lutter contre la concurrence déloyale de certains pays membres, quitte à bloquer ou limiter les importations à bas coûts. Il demande également la suspension immédiate des négociations de l’accord de libre-échange transatlantique (TTIP ou TAFTA), dont la mise en place condamnerait à mort l’ensemble de nos filières d’élevage et les 900000 emplois qui en dépendent dans nos départements ruraux.

Enfin, une loi « Achetons français » pour l’État et les collectivités territoriales, y compris dans le domaine agro-alimentaire, ne pourra exister que lorsque nous cesserons d’avoir des gouvernements soumis à une Union européenne qui interdit ce patriotisme économique et alimentaire.

Il est urgent que le ministre Le Foll cesse de se réfugier dans son ministère parisien : qu’il se confronte au réel et rencontre les agriculteurs de notre région. Ce n’est pas seulement de revenus qu’il s’agit, mais du respect et de la dignité que la communauté nationale reconnait au monde agricole.

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