Touchés-Coulés ?

Communiqué de presse du Rassemblement Bleu Marine (RBM) de Saint-Nazaire

Hélas ! C’est bien une partie de Bataille navale perdante qui se joue à Saint-Nazaire. À peine construits aux Chantiers navals STX, les deux BPC de classe Mistral Sébastopol et Vladivostok, non seulement ne seraient pas livrés à la Russie, mais aucun autre pays ne voudrait s’en porter acquéreur. Pire : le 5 mai dernier, une indiscrétion du Figaro faisait état de la possibilité d’un démantèlement pur et simple des deux navires.

Des millions d’heures de travail auraient-elles été données en pure perte par l’industrie nazairienne à la France ? Nous ne pouvons accepter cette fatalité !

Cette terrible supposition, si elle venait à se confirmer, représenterait une étape supplémentaire du déclin continuel de la souveraineté française. Notre pays, inféodé aux injonctions de l’Union européenne et des États-Unis, agit de plus en plus contre ses propres intérêts. Guidé par une russophobie de principe, il saborde désormais en connaissance de cause son industrie d’armement, qui constituait jusqu’ici un fleuron le distinguant parmi les grandes puissances mondiales.

Depuis mars 2014, seul et sans faiblir, par la voix de ses élus municipaux et de ses militants — dont une majorité de travailleurs industriels locaux — les sections nazairienne et trignacaise du Rassemblement Bleu Marine (RBM) défendent la livraison des deux BPC à la Fédération de Russie, en accord avec nos principes politiques de réindustrialisation nationale et nos principes moraux de non-ingérence vis-à-vis des puissances souveraines.

La guerre entre la Russie et l’Ukraine dans le Donbass n’est pas une excuse pour renoncer à notre souveraineté. Ni les travailleurs nazairiens, ni l’indépendance de la France, ni la crédibilité de notre industrie, ne devraient payer le prix des politiques de renoncement de notre gouvernement.

D’ailleurs, à quoi joue-t-il ? Quel deux-poids-deux mesures, en effet, entre le refus de livrer deux BPC aux Russes, quand la France vient cependant d’accepter de vendre vingt-quatre avions Rafale aux Qataris… dont la duplicité à l’égard de l’État islamique — menace concrète contre nos concitoyens — est connue de tous !

Face aux renoncements et aux mensonges, nous sommes les seuls à faire front.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *