Une contestation légitime de la réforme du bac, pas de la sélection à l’Université !

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Communiqué de presse d’Arnaud de Rigné, étudiant en master de carrières publiques


À l’appel d’organisations syndicales, des manifestations ont eu lieu dans toute la France ce jeudi 1er février, pour dénoncer la réforme du bac et le Plan étudiants concoctés par Jean-Michel Blanquer. Comment ces organisations syndicales, qui ont pour la plupart appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, peuvent-elles ignorer que le candidat élu avait programmé ces réformes ?

La contestation de la réforme du bac est légitime, dans la mesure où elle rompt l’anonymat et l’équité de traitement devant l’examen, en favorisant le « contrôle continu ». Sans compter que les enseignants pourraient subir des pressions si les notes sont trop basses au cours de l’année. En revanche, la sélection à l’Université, elle, pourrait résoudre des problèmes majeurs de notre système éducatif. Le taux d’échec en première année de Licence, qui avoisine les 60 %, est souvent facteur de décrochage pour les primo-étudiants. Une dose de sélection permettrait de mieux orienter les néo-bacheliers, puisque le bac n’est plus un facteur de sélection.

École & Nation soutient les mesures qui visent à davantage de méritocratie républicaine : « la sélection des meilleurs par la promotion de tous », comme le disait Paul Langevin, doit être plus que jamais d’actualité. Force est de constater que, si le Plan étudiants, bien que très incomplet, propose certaines mesures allant dans le bon sens, la réforme du bac risque d’aggraver encore les problèmes que nous connaissons au lycée.

De toute évidence, l’engagement militant dans l’enseignement est très mal assuré. À Nantes, zadistes et syndicats gauchisants défilent côte à côte pour dénoncer la réforme sans en comprendre véritablement l’enjeu. L’engagement au service d’une école fondée sur la valorisation du mérite et la transmission des savoirs se fait de toute évidence au travers du Front national avec École & Nation d’une part, et le Collectif Marianne d’autre part.

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