VIDEO — Hommage au colonel Beltrame et aux morts de Trèbes

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Hommage du Front national (FN) de la Loire-Atlantique au colonel Beltrame et aux morts de l’attentat islamiste de Trèbes, le 31 mars 2018


Discours d’Eléonore Revel

Le 24 mars 2018, au cours d’un attentat islamiste, un lieutenant-colonel de gendarmerie de 45 ans – Arnaud Beltrame – s’est volontairement substitué à l’otage que le djihadiste tenait contre lui pour s’en servir de bouclier. Cette action lui aura couté la vie.

En ces temps de lâcheté ou l’on dénigre le courage et la virilité, c’est l’esprit chevaleresque de nos ancêtres qu’Arnaud Beltrame a perpétué.

En ces temps de #balancetonporc, où certaines féministes tendent à considérer chaque homme comme un agresseur en puissance, ce gendarme, parfaitement conscient des risques qu’il encourait, s’est sacrifié pour une femme, une mère de famille. C’est la galanterie française qui est remise à l’honneur.

En ces temps d’individualisme outrancier, où l’égoïsme de classe et le relativisme des moeurs sont érigés en normes sociale, c’est la vertu de charité, acte d’amour et de gratuité, qu’Arnaud Beltrame nous a transmis, tant il est vrai qu « ‘il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime » (saint Jean)

Quelle ultime leçon, tragique mais magnifique, Arnaud Beltram a-t-il donné à cet islamiste sans honneur ! Et quel incroyable exemple il nous donne, à nous ses concitoyens.

Arnaud Beltrame était lieutenant de gendarmerie. Au moment même ou les forces de l’ordre sont injustement conspuées, comme dans l’affaire Théo ou dans les manifs d’extrême gauche où « tout le monde, paraît-il, déteste la police », il est bon de rappeler à ces hommes et ces femmes, notamment à ceux qui sont présents aujourd’hui pour encadrer notre manifestation, toute la reconnaissance de leurs concitoyens, pour le dur métier qu’ils exercent au service des Français.

Arnaud Beltrame avait étudié à Saint-Cyr-l’École. Un établissement qui – malgré certaines campagnes de dénigrement de la presse de gauche – cultive le courage, l’honneur, la ténacité, le sacrifice, le devoir – qui ont sans doute contribué à forger son caractère, à l’âge où l’adolescent se mue en homme.

Le prêtre qui a donné l’extrême-onction à Arnaud Beltrame et qui le préparait au mariage avec sa fiancée lui a rendu un hommage poignant. « Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu’il a redécouvertes avec sa conversion […] Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain. ». Son sacrifice était donc indétachable de la foi catholique qui l’animait, et qui fusionnait chez lui avec le patriotisme. Tout comme l’action du djihadiste Radouane Lakdim n’est pas détachable d’une certaine lecture de l’islam, que chacun doit avoir le courage de regarder en face.

Pour finir, permettez-moi de citer le commandant Hélie de Saint Marc, formé à Cy à l’instar d’Arnaud Beltrame : « Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, ce sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation ».

Honneur à lui.

Discours de Brigitte Nédélec

Chers amis,

Vous avez souhaité rendre un témoignage d’admiration au colonel Arnaud BELTRAME, tombé voici une semaine à Trèbes, village du Languedoc, sous les coups d’un fanatique.

Nous lui rendons hommage aujourd’hui, mais nous n’oublierons pas les trois victimes civiles, Jean Mazières ; Hervé Sosna, Christian Medves.

Nous n’oublierons pas non plus les 16 blessés, dont 2 gravement. Nos pensées vont en particulier à Renato Silva, 26 ans, conducteur du véhicule volé par le terroriste qui est toujours entre la vie et la mort, plongé dans un coma artificiel.

Avec le colonel Arnaud BELTRAME, la France a perdu un officier de haut rang, un gendarme d’élite, un guerrier compétent, entraîné.

Elle a perdu aussi trois hommes honnêtes et travailleurs.

En face, dans l’autre camp, un terroriste fiché S a été abattu. Un fanatique comme il y en a des milliers, voire des dizaines de milliers d’autres prêts à se lever à leur tour pour le remplacer.

Voilà, en apparence, le triste bilan que nous pourrions faire aujourd’hui de ce jour malheureux du vendredi 23 mars 2018 : 4 morts innocents de plus, après tous ceux que nous avons connus., puisque depuis 2012, la France est durement touchée par les attaques terroristes. Inutile d’en citer la longue liste, vous la connaissez tous.

Mais Arnaud Beltrame, commandeur de la légion d’honneur, est mort en chrétien sans peur et sans reproche, en héros, à quelques semaines de son mariage, la veille du dimanche des Rameaux,

Il a donné sa vie par esprit de Service, pour la Patrie, par Idéal.

De grands mots, à qui il a donné tout leur sens.

Dans l’accomplissement de son idéal de soldat, Arnaud BELTRAME est « mort pour la France ».

La France n’est pas un système, elle ne se ramène pas à un régime politique, ou à une constitution. Elle est une réalité charnelle multiséculaire pour laquelle ont été consentis tant de sacrifices au cours de tant de générations.

Comment accepter de voir dépérir cette civilisation millénaire que nos ancêtres ont forgé de leurs mains, de leur intelligence, de leur courage, souvent au prix de leur vie.

La France humiliée, blessée, diminuée, mais réanimée par les sacrifices de héros comme Arnaud Beltrame.

La mission constante des gendarmes, le plus souvent soldats de la paix intérieure de notre pays, est d’empêcher des crimes, de sauver des vies, parfois au péril de la leur. Bien au-delà des ses obligations de service, le colonel Beltrame a fait en conscience, le choix d’accomplir son devoir, de prendre le plus haut risque, pour essayer coûte que coûte de sauver une autre vie, celle d’une mère de famille otage du terroriste.

Au prix de la sienne.

Nous avons perdu un guerrier disais-je, non, nous avons perdu un chevalier.

En ressuscitant l’honneur français, Arnaud BELTRAME ouvre la route de la continuité de la nation, la poursuite d’une Histoire glorieuse.

Nous l’honorons, nous qui sommes présents ici.

Comme le feront nos enfants, demain.

Comme le font nos anciens, nos morts, qui l’accueillent.

Depuis trop longtemps les meilleurs de nos hommes nous sont enlevés, comme l’atteste ce monument où sont inscrits les noms de tant de braves.

Trop de soldats morts.

Trop de victimes innocentes. Des femmes, des enfants, des personnes âgées, des jeunes gens, comme Marin, victimes des attentats, mais aussi d’agressions le plus souvent passées sous silence ou vites oubliées.

Nous sommes en guerre. Notre patrie est en guerre et ce n’est pas une guerre chevaleresque.

Mais nos dirigeants refusent de le reconnaître.

Nous ne gagnerons pas cette guerre avec des fleurs, des bougies, des nounours et des marches blanches.

Tout reste à faire car rien n’est fait.

Ou plutôt, tout est fait à l’envers.
 le contrôle et la répression des patriotes plutôt que celle des islamistes
 le contrôle de la liberté d’expression et d’internet plutôt que celui des frontières.
 80 km h sur les routes, mais des armes illégales dans les banlieues…

Face au terrorisme, il est temps d’agir !

D’urgence nous exigeons une politique courageuse contre le terrorisme. Que nos dirigeants fassent leur devoir, et plus encore, à l’image d’Arnaud BELTRAME

Les mesures de bon sens doivent être prises, à commencer par :

 la fermeture des frontières ;
 la déchéance de nationalité pour les binationaux fichés S.
 l’expulsion des fichés S étrangers.
 la dissolution des organisations liées au fondamentalisme islamiste.
 l’interdiction de retour pour les djihadistes « français » de Syrie et d’Irak.

Tout reste à faire. Et les français sont prêts.

Gardons l’Espérance, la France se réveille.

Le l’héroïsme du colonel BELTRAME a déjà suscité de nombreuses vocations. Il montre l’exemple : le centre d’information sur l’intégration de la réserve dans

la gendarmerie est submergé d’appels depuis sa mort.

Merci, Colonel, pour votre sacrifice.

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